Les Avadânas, contes et apologues indiens, tr. par S. Julien, Volume 1 (Google eBook)

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Page 9 - L'homme de bien trouve sa récompense et le méchant sa punition. La douleur et les larmes ne servent de rien aux morts. Maintenant, seigneur, entrez en ville. Ma maison est située en tel endroit. Passez-y et dites que mon fils est mort; puis , prenez mon repas et apportez-lemoi. • — Quel est cet homme? se dit le brahmane. Son fils est mort, et il ne s'en retourne pas ! Le cadavre gît à terre, et son cœur reste insensible à la douleur ! 11 demande froidement de la nourriture ; il n'a pas...
Page 27 - PERROQUET. (N'accusez pas les autres des malheurs qui vous arrivent par votre faute.) Au commencement des Kalpas, il y avait un roi appelé Svaranandi. Une fois, un hibou vint se poser sur le palais. Il aperçut un perroquet qui jouissait seul de l'amitié et de la faveur du roi, et lui demanda d'où lui venait ce bonheur. « Dans l'origine, répondit-il , lorsque je fus admis dans le palais, je fis entendre une voix plaintive d'une douceur extrême; le roi me prit en amitié et me combla de bontés....
Page 25 - Ne pas tuer; 2U lie pas \oler; 3° ne pas se livrer à la luxure; 4° ne pas mentir; 5° ne pas boire de liqueurs spiritueuses. 2. 1° Ne pas tuer ; 2° ne pas voler; 3° ne pas se pâramitas*, les quatre méditations et les trois voies du salut. « Voilà, lui dit-il, les règles pour dompter le corps. L'art de fabriquer des arcs, de diriger une nacelle et de travailler le bois, les six sciences libérales et les talents extraordinaires, sont des choses spécieuses, qui, tout en flattant la vanité...
Page 12 - Le brahmane parla ensuite à la femme du défunt : « Votre mari est mort, lui ditil, pourquoi ne pleurez-vous pas ? » Cette femme lui répondit par une comparaison. « C'est, lui dit-elle, comme deux oiseaux qui volent et vont se reposer au sommet d'un grand arbre; ils s'arrêtent et dorment ensemble. Puis, aux premières lueurs du jour, ils se lèvent et s'envolent chacun de leur côté, pour chercher leur nourriture.
Page 13 - C'est, lui dit-elle, comme deux oiseaux qui volent et vont se reposer au sommet d'un grand arbre ; ils s'arrêtent et dorment ensemble. Puis, aux premières lueurs du jour, ils se lèvent et s'envolent chacun de leur côté, pour chercher leur nourriture. Ils se réunissent, si la destinée le veut; sinon, ils se séparent. Mon époux et moi, nous avons eu le sort de ces oiseaux. Quand la mort est venue le trouver, il a suivi sa destinée primitive, et je ne pouvais le sauver.
Page 153 - J'ai des oreilles et je puis entendre; j'ai des yeux et je puis voir ; j'ai une bouche et je puis manger. Dans la marche, je vais en avant. Vous n'avez aucun de ces avantages. Voilà pourquoi je dois être la première.
Page 137 - Alors, du haut des airs, un dieu prononca ces Gâthâs : •< Quand des gens irrités se disputent et se battent, il ne faut pas s'asseoir à côté d'eux. « Lorsque deux béliers luttent ensemble, les mouches et les fourmis périssent au milieu d'eux. « Une servante , en combattant contre un mouton, a causé la mort des singes. « L'homme prudent éloigne de lui l'inimitié et les soupcons ; il ne reste pas dans la société des sots. » (Extrait de l'ouvrage intitulé : Tsa-pao-thsang-king ,...
Page 12 - Réunis ensemble par la destinée, nous sommes nés tous deux dans la même famille. Suivant que notre existence doit être longue ou courte, la vie et la mort n'ont point de temps défini; on se réunit pour un moment, et l'on se sépare pour toujours! Mon jeune frère a terminé sa carrière, et chacun de nous suit sa destinée. Je ne pouvais le protéger ni le sauver. » Le brahmane parla ensuite à la femme du défunt : « Votre mari est mort, lui dit-il; pourquoi ne pleurez-vous pas?
Page 108 - XXV LA PROMESSE VAINE ET LE VAIN SON. • (N'estimez que ce qui est vrai et réel.) Un musicien faisait un jour de la musique devant un roi, qui lui promit mille pièces d'or. Il demanda ensuite cette somme au roi, mais le roi la lui refusa. « Tout à l'heure, lui dit le roi, vous avez fait de la musique, et vous avez réjoui mon oreille par de vains sons. Si je vous accordais la somme promise, je vous donnerais quelque chose de solide pour du bruit. » (Extrait de l'ouvrage Intitulé : Yang-ldu-mo-lo-king,...
Page 28 - Dans l'origine, répondit-il , lorsque je fus admis dans le palais, je fis entendre une voix plaintive d'une douceur extrême; le roi me prit en amitié et me combla de bontés. Il me plaçait constamment à ses côtés et me mit un collier de perles de cinq couleurs. » En entendant ces paroles, le hibou conçut une vive jalousie. « Eh bien ! dit-il après un moment de réflexion, je veux absolument chanter aussi pour plaire encore plus que Votre Seigneurie. Il faudra bien que le roi me comble...

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