Oeuvres complètes de m. le vicomte de Chateaubriand: Poésies

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Page 266 - sur son cœur joyeux , Ma chère? Et nous baisions ses blancs cheveux Tous deux. Ma sœur, te souvient.il encore Du château que baignoit la Dore , Et de cette tant vieille tour Du Maure, Où l'airain sonnoit le retour Du jour? Te souvient-il du lac tranquille
Page 17 - silencieuse, aimable solitude, Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J'éprouve un sentiment libre d'inquiétude ! Prestige de mon cœur ! je crois voir s'exhaler Des arbres, des gazons, une douce tristesse : Cette onde que j'entends murmure avec mollesse, Et dans le Tond des bois semble encor m'appeler. Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma
Page 266 - Ma sœur, qu'ils étoient beaux les jours De France ! O mon pays ! sois mes amours Toujours ! Te souvient-il que notre mère , Au foyer de notre chaumière, Nous
Page 264 - Jeune fille et jeune fleur. Ah ! ne les rends jamais à ce monde profane, A ce monde de deuil, d'angoisse et de malheur, Le vent brise et flétrit, le soleil brûle et fane Jeune fille et jeune fleur. Tu dors , pauvre
Page 3 - M. de Fontanes m'avoit vu renoncer aux Muses: « moi-même je ne les ai quittées que pour exprimer « plus rapidement des vérités que je croyois utiles. » Dans la Préface des ouvrages politiques, j'ai dit : « Les Muses furent l'objet du culte de ma jeunesse; « ensuite je continuai d'écrire en prose avec un « penchant égal sur des sujets d'imagination,
Page 317 - son nom s'inscrit aux célestes annales ; Préparez, préparez vos palmes triomphales : De sa lutte sanglante il sort victorieux, Et l'échafaud n'étoit qu'un degré vers les cieux. Mais d'où vient tout.à-coup que mon cœur se resserre ? Hélas ! il faut des cieux revenir sur la terre! Louis en vain assiste aux célestes concerts ; Les cieux sont imparfaits, son
Page 117 - joindre à la Comédie-Françoise pour l'exécution de la pièce telle que je l'avois conçue. Plusieurs personnes désiroient encore voir donner Moïse, afin d'essayer une diversion en faveur de cette pauvre école classique, si battue, si délaissée, à laquelle je devois bien quelque réparation, moi l'aïeul du romantique par mes enfants sans joug
Page 319 - ordonner son trépas ? Ah ! leurs horribles fronts l'ont prononcé d'avance. Mais je n'attendrai point l'effroyable sentence : Non : je n'attendrai point qu'une exécrable loi Envoie à l'échafaud l'épouse de mon roi. Non, je ne verrai point le tombereau du crime , Ces licteurs, ce vil peuple, outrageant leur victime, Tant de rois, d'empereurs, dans elle
Page 320 - Ah ! si dans ses revers la beauté gémissante Porte au fond de nos cœurs sa plainte attendrissante. Combien de la vertu les droits sont plus puissants! Sa bonté la rend chère aux cœurs compatissants; Pour son propre intérêt l'homme insensible l'aime : Et pleurer sur ses maux, c'est pleurer sur soi-même. Aussi des attentats de ce siècle
Page 306 - une paix passagère; Mais elle veut sa proie, et la veut tout entière. Ne parlez plus d'amis, de devoirs, de liens : Plus d'amis, de parents , ni de concitoyens. Le fils épouvanté craint l'abord de son père: Le frère se détourne à l'aspect de son frère ; L'amour même est timide , et, dans cet abandon , La nature est sans voix

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