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settle in England. Thus situated, I am very desirous to make myself in some way useful to my country, as well as exert myself in some honourable employment during our stay; and I am certain that, from being so peculiarly situated in that Empire, I may have it greatly in my power.

My object, then, your Royal Highness, is, if possible, to be attached to our mission at the Imperial Court; requesting neither emolument nor remuneration; neither to be a tax on the British Government, nor on his Majesty's Ambassador; but merely attache d Fambassade, for which honour I would most gladly dedicate my time and the utmost of my abilities. Should, sir, your goodness procure for me what I am so desirous of obtaining, I should wish to join my Lord Cathcart as soon as I could. His lordship, I believe, is very well disposed to serve me, having more than once honoured me with his confidence when at St. Petersburg.

Permit me again to express my gratitude for the condescension you have allowed me. I have the honour to be, with the highest respect, your Royal Highness's most obedient and dutiful Servant, Robert K. Porter.

Mem[oir on] Continental Politics.1

A Londres, en Novembre, 1813. L'histoire des guerres démontre que la France doit principalement ses conquetes aux arrangements avantageux pour l'offensive comme pour la defensive du système militaire de ses frontières. Dans le cas oil les succes des Allies arracheroient a la France toutes ses conquêtes depuis la Revolution, cette Puissance auroit bientot repare ses pertes et se retrouveroit en etat d'attaquer de nouveau l'Allemagne, avec des chances d'autant plus favorables que les deux Puissances, l'Autriche et la Prusse, des quelles la conservation de cet empire depend, sont épuisees, et ont besoin de plus de temps pour se refaire.

1 Such is the indorsement on the Paper, without signature.

En suivant jusqu'à son origine la guerre de la Révolution, l'on reconnôitra aisément les causes de ses malheurs, à ce que—

1°. La Hollande n'avoit pas suffisamment l'attitude et la consistance d'une Puissance continentale;

2°. Que l'Empire Germanique manquoit d'organisation militaire pour la guerre contre la France; ses Princes avoient de troupes, à la vérité, mais par des vues particulières, et nullement pour un but commun;

3°. Que l'Autriche et la Prusse, dans une guerre contre la France, éloigneroient trop leurs troupes de leurs magazins, pour les soutenir convenablement;

4°. Que la jalousie entre ces deux Puissances retenoit surtout la Prusse d'employer ses forces à l'avantage de l'Autriche.

Il faut donc, pour assurer dorénavant l'existence de l'Allemagne, parer à tous les inconvénients dangereux énoncés cidessus.

Quel tableau présenteroit la France, passant de cet état d'unité de Gouvernement à un démembrement de son territoire en plusieurs Etats indépendants, rasant ses places frontieres, négligeant son organisation militaire et abandonnant sa conservation à l'espoir d'un secours étranger, venant d'Espagne ou d'Italie!

Avant la guerre de la Révolution, il eut été impossible d'introduire en Allemagne un système fédératif qui se fut rapproché de l'unité de pouvoir, et au moins d'imposer à tous ses Princes l'obligation de se soumettre à un plan commun, et de prendre des arrangements en conséquence. Il ne l'est peutêtre plus aujourd'hui, après l'expérience des malheurs que l'imprévoyance attire sur soi-même, après qu'à l'aide de troupes étrangères on est parvenu à chasser les François de l'Allemagne, et à réinstaller les Princes dans leur souverainetés de proposer l'adoption d'un système fédératif, dans le double but de la conservation de la patrie, et d'opposer une barrière à l'esprit de conquête de la France.

Moins il y aura d'Etats confédéré», et plus le système fédévoh. iX. o

ratif approchera de l'unité et augmentera de force. La sureté de l'Allemagne exige l'existence d'un Etat intermédiaire entre la France et le bas Rhin, assez puissant pour empêcher les armes Françaises de s'établir sur les berds de ce fleuve, entre Mayence et l'Yssel. Les Pays Bas Autrichiens, et le territoire situé entre l'ancienne frontiere de la France, la Meuse, la Moselle, et le Rhin, réunis à la Hollande, pourroient former un Etat, qui servirait de poste avancé contre la France, comme l'étoit jadis le Piémont et la Savoye pour l'Italie.

La frontière de Dunkerque à Thionville est celle à laquelle les rois de France ont donné le plus de soins, et où il y a le plus de moyens d'attaque de rassembler. La prudence exige d'opposer à la force le moins de foiblesse possible.

La Hollande, devenue puissance continentale n'a pas en elle-même, malgré sa nouvelle étendue de quoi opposer suffisamment de résistance à la France. Elle ne peut même avec cet agrandissement, assurer son existence qu'en défendant ses places fortes assez long temps pour attendre l'arrivée d'un secours étranger.

La démolition de places fortes de barrière a privé les Pays Bas entre l'Océan et la Meuse de tout appui, et il en couteroit beaucoup de les rétablir. Luxembourg seul assure quelque protection contre la France: tant que cette forteresse appartiendra à un Etat voisin de la Hollande, l'indépendance de cette Puissance sera toujours menacée. Cet Etat, voisin et limitrophe de la France dépendrait entièrement d'elle. C'est ainsi que Louis XIV. a préparé dans les places le long du Bas Rhin ses conquêtes en 1672. Si la conservation de la Hollande doit dépendre de secours étrangers, il n'est pas suffisant que les Princes ses voisins entretiennent des troupes selon leur convenance particulière: mais il faut établir dans son voisinage un système militaire qui oblige les Princes d'Allemagne à placer leurs troupes le plus promptement possible sur pied de guerre. Il ne faut plus que, comme autrefois, au moment dos opérations, l'on perd de son temps en discussions sur la mode de conduire la guerre, sur la nomination du Général en Chef, et sur la formation des magazins de munitions, d'armes, et de vivres. Toute négligence à cet égard n'auroit d'autre résultat que d'amener encore la perte de la Hollande et l'asservissement de l'Allemagne.

La France, engagée sur la Lorraine, l'Alsace, et l'Italie, ne pourra guères disposer de plus de 200,000 hommes entre la mer et la Moselle. La Hollande, avec 60,000 hommes sur pied, auroit besoin d'une armée auxiliaire de 140,000 hommes, que les Souverains du Nord de l'Allemagne devroient s'engager à fournir. Cette armée auxiliaire devroit avoir son Etat Major, établi dans quelque grande ville, telle que Hambourg, Brème, ou Hanovre. Il devroit être composé d'un Ministre de la guerre, d'un Intendant-général, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, et des officiers et adjoints nécessaires. Il auroit la direction de l'administration militaire et de tous . les préparatifs pour la guerre, dans les endroits choisis pour cela.

Le Weser et la Fulde semblent la meilleure ligne pour l'établissement des arsenaux pour l'armée du Nord de l'Allemagne. Les arsenaux devroient être établis à fraix communs, et successivement fournis du nécessaire.

Tous les Souverains du Nord de l'Allemagne s'engagent de se soumettre pour ce qui regarde les arrangements militaires au plan proposé, d'après les circonstances, par l'Etat Major. Le lieu de son séjour sera aussi celui d'une école d'artillerie et de génie. Les Princes de la Confédération choisiront les membres de cet Etat Major, et resteront en rapport avec eux. Ils auront annuellement, chacun à son tour, l'inspection des travaux assignés par l'Etat Major et sur toute l'administration militaire.

Si la Hollande peut-être considérée comme le boulevard du Nord de l'Allemagne, il en seroit le même du pays situé entre la Moselle, la Sare, et le Rhin, depuis Germersheim à Coblentz, relativement au Sud de l'Allemagne. L'on pouvoit d'après les mêmes principes, former pour cette partie méridionale, et la défensp dela rive droite du Rhin depuis Philipsbourg jusqu'à la frontière de la Suisse, une armée du Sud, également avec 140,000 hommes avec son Etat Major, siégeant à Francfort sur Maine, ou ailleurs, et des écoles d'artillerie et du génie.

L'Allemagne septentrionale couverte par Dusseldorf, Wesel, Juliers, Luxembourg, n'auroit pour le moment besoin d'aucune nouvelle place. Il, n'en est pas ainsi de l'Allemagne méridionale. Son armée se trouveroit toujours obligée d'agir en deux corps d'armée séparés. Le plus considérable se placera entre la Moselle, le Sare, et le Rhin; l'autre sur la droite de ce fleuve, entre Philipsbourg et Bâle. Pour faciliter les opérations du premier de ces corps il semble indispensable de réconstruire Philipsbourg, de bâtir une forteresse à la Moselle, d'établir des forts sur le Hundsriick, pour assurer les communications entre la Moselle et le Rhin à la Glain, et sur les Vosges. Mayence pourroit servir de place d'armes à ce système de places fortes, Kehl et Fribourg reconstruit suffiroient pour appuyer les opérations du second corps: on y ajouteroit quelques forts dans les gorges de la Forêt Noire, au Necker, et au Danube. Tous les Princes de l'Allemagne devroient se réunir pour le rétablissement de ces forteresses, qui garantiroient l'indépendance de cet Empire.

Il est indispensable pour la justesse de combinaisons des deux armées du nord et du sud de l'Allemagne, que leurs étatsmajors respectifs soient en rapport continuel, là où leurs succès ou leurs revers auront tant d'influence sur chacune d'elles en particulier.

Les princes Allemands de la confédération pourraient être, les grands-ducs de Hanovre, de Holstein-Oldenbourg, HesseCassel, Brunswick-Wolfenbuttel, Bade, Hesse-Darmstadt et de Nassau, les Rois de Prusse, de Saxe, Bavière, Wurtemberg, et l'Empereur d'Autriche. Dans la supposition que ce dernier Souverain reçut en hérédité dans sa famille la Couronne Impériale, l'on a jugé la dignité de Grand-Duc plus convenable que celle d'Electeurs. Les Grand-Ducs et les Rois appartiendroient, selon leurs anciennes ou nouvelles possessions- à l'une des doux

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