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la frontière de la Suisse, une armée du Sud, également avec 140,000 hommes avec son Etat Major, siégeant à Francfort sur Maine, ou ailleurs, et des écoles d'artillerie et du génie.

L'Allemagne septentrionale couverte par Dusseldorf, Wesel, Juliers, Luxembourg, n'auroit pour le moment besoin d'aucune nouvelle place. II, n'en est pas ainsi de l'Allemagne méridionale. Son armée se trouveroit toujours obligée d'agir en deux corps d'armée séparés. Le plus considérable se placera entre la Moselle, le Sare, et le Rhin ; l'autre sur la droite de ce fleuve, entre Philipsbourg et Bâle. Pour faciliter les opérations du premier de ces corps il semble indispensable de réconstruire Philipsbourg, de bâtir une forteresse à la Moselle, d'établir des forts sur le Hundsrück, pour assurer les communications entre la Moselle et le Rhin à la Glain, et sur les Vosges. Mayence pourroit servir de place d'armes à ce système de places fortes, Kehl et Fribourg reconstruit suffiroient pour appuyer les opérations du second corps : on y ajouteroit quelques forts dans les gorges de la Forêt Noire, au Necker, et au Danube. Tous les Princes de l'Allemagne devroient se réunir pour le rétablissement de ces forteresses, qui garantiroient l'indépendance de cet Empire.

Il est indispensable pour la justesse de combinaisons des deux armées du nord et du sud de l'Allemagne, que leurs étatsmajors respectifs soient en rapport continuel, là où leurs succès ou leurs revers auront tant d'influence sur chacune d'elles en particulier.

Les princes Allemands de la confédération pourroient être, les grands-ducs de Hanovre, de Holstein-Oldenbourg, HesseCassel, Brunswick-Wolfenbüttel, Bade, Hesse-Darmstadt et de Nassau, les Rois de Prusse, de Saxe, Bavière, Wurtemberg, et l'Empereur d'Autriche. Dans la supposition que ce dernier Souverain reçut en hérédité dans sa famille la Couronne Impériale, l'on a jugé la dignité de Grand-Duc plus convenable que celle d'Electeurs. Les Grand-Ducs et les Rois appartiendroient, selon leurs anciennes ou nouvelles possessions, à l'une des deux divisions de l'Allemagne sous la direction suprème de l'Autriche ou de la Prusse. Les Souverains moins considérables se rangeroient à leurs voisins plus puissants qu'eux, fournissant, dans une juste proportion, leur contingent, auquel les Rois et les Grands-Ducs seroient également obligés.

Sans entrer dans tous les détails de subdivision des Provinces, et soit qu'elles soient des objets d'échange, d'indemnité ou d'agrandissement, il suffit de remarquer ici, que chacune de ces fédérations pourra, sans effort, y compris les puissances dirigeantes, porter son armée à 140,000 hommes, et il seroit à souhaiter que les Grands-Ducs fussent placés de manière à fournir de 8 à 10,000 hommes ; les Rois de 15 à 25,000; tandis que la Prusse en donneroit 60,000, et l'Autriche 80,000.

Hambourg, Lübeck, Brème, et Francfort, peut-être Augsbourg, pourroient redevenir des Villes très Impériales, s'attachant, pour les objets purement militaires à leurs voisins.

Il faut pour la sureté de l'Allemagne que l'Autriche et la Prusse mettroient de côté toute jalousie.

Il peut être désagréable à la dernière de ces puissances que la Lusace appartienne à l'Autriche. Que la Saxe la cède à la Prusse, moyennant que l'Autriche renonce à son droit de suzeraineté sur cette province. La Saxe peut être dédommagée ailleurs.

La puissance de la France sera paralysée et l'on ne verra plus le spectacle honteux d'Allemands combattans contre des Allemands, du moment où l'établissement d'un système militaire contre la France et la réunion intime de la Prusse et de l'Autriche garantiront l'indépendance et la sureté de l'Allemagne. Elle est toutefois encore menacée tant que l'Italie appartient à la France. C'est à l'Autriche à y reprendre son ancienne influence et sa position précédente, et de tâcher d'y établir un système fédératif à l'instar de celui proposé pour l'Allemagne.

Il pourroit être composé du Roi de Naples et des Deux Siciles, du Pape, du Grand-Duc de Toscane, et de l'Empereur d'Autriche, et aurait un Etat-major pour la gestion des affaires militaires, qui devroit communiquer avec celui des armées d'Allemagne.

La nouvelle constitution Germanique seroit garantie par l'Autriche, l'Angleterre, et la Prusse.

L'Empereur d'Autriche reprenant son titre d'Empereur d'Allemagne, a le droit, du consentement de l'Angleterre et des Grands-Ducs, et des Rois de la confédération, de déclarer la guerre et de mettre l'Allemagne sous les armes.

L'on devra songer à donner une constitution à ce nouvel état fédératif, à établir une diète et à en fixer les attributions.

La liberté du commerce préviendra qu'il n'éprouve des entraves par l'établissement des douanes arbitraires.

Il n'a pas été question de la Suède ni du Danemark, parceque ces Puissances n'appartiennent pas au système fédératif de l'Allemagne; rien n'est plus aisé que de les laisser y prendre part si elles le désirent, ce qui sans doute contribueroit au repos et à l'indépendance de l'Europe.

Lord Clancarty to Lord Castlereagh.

The Hagae,' December 1, 1813. My dear Lord—I have little to add to what you will find in my regular and private despatches of this date. The principal matter is that, with the exception of a degree of enthusiasm such as I never before witnessed, and which was certainly never surpassed, we have literally nothing with which to defend ourselves in case of attack, or even of a predatory excursion.

Gorcum, you will see, is the point at which a considerable force of the enemy is assembling, with what view I am not

| After the battle of Leipzig, the Dutch Provinces, like all the German States, rose to assert their independence; the Stadtholder, who arrived at the Hague in November, was proclaimed Sovereign Prince of the Dutch Netherlands; and Lord Clancarty was appointed his Britannic Majesty's representative at his Court.

enabled to say; and between the Hague and Gorcun there is literally nothing to prevent the French from making a free and unimpeded march into this place whenever they please; and Rotterdam, as being nearer to them, is still more exposed. Although this is the fact, I do not think there is any very considerable apprehension to be entertained of its being put to practical proof.

A matter, however, of very serious moment gives me some uneasiness: in the present state of the winds, it is impossible to say how long it may be before the arrival of the troops and of the arms; for the last week, the wind has been as foul as possible, and the hardness of the present frost leads me to suppose that a change is not likely soon to take place. If, however, during the continuance of this wind, the troop-ships should be enabled to work over, their landing would be easy; but, if the wind should become fair for their voyage, and blow even moderately hard from the westward, and that it is in contemplation to land them in North Holland, I know not how, with a lee shore and strong surf, this will be practicable. Whatever succours you may hereafter intend for this country, at least during the winter months, I should strenuously recommend that they should be embarked on board of ships-of-war, in which case they will be enabled to work over, as we have done under the disadvantage of a foul wind, and will be easily landed; while otherwise they may be detained for an indefinite period, as the troops and arms now are, or, if the wind should come on shore, the difficulties of landing will be extreme.

You will find in this packet a letter addressed from his Serene Highness to his Royal Highness the Prince Regent : properly, I ought to send a copy of this herewith. His Serene Highness has, however, apologized for not sending it for the moment, from the difficulty he is in of procuring a confidential person to make out the copy, but has assured me that it should be transmitted to me for your information without delay, as soon as the present press upon him will enable him to have it made out.

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Adieu !—the cold is intense, and my fingers are almost frozen. Yours most affectionately,

CLANCARTY.

Lord Clancarty to Lord Castlereagh.

The Hague, December 2, 1813, 7 o'clock, Thursday morning. My dear Lord—In the night, the Jason, with the arms, has made the coast. Major-General Taylor is on board, and the arms will be landed in the course of the day, if possible. This is a great relief.

The Prince has received rumours in the night, and seems to attach some credit to them, that the Briel has declared in his favour; this would also be a great point. He has sent an officer to see; and, if he reports the fact to be so, I shall think it of sufficient consequence to despatch a courier express to make it known. This will open a communication with England, and enable General Sir Thomas Graham to make his dispositions accordingly. Yours, my dear lord, most sincerely and affectionately,

CLANCARTY. A gentleman has just arrived, who has brought the official confirmation of the Briel having risen. The inhabitants are in possession of the town—Orange boven!

Sir Henry Wellesley to Lord Castlereagh.

Cadiz, December 4, 1813. My dear Lord—I have not much to say in addition to my despatches of the 30th ult. At my last interview with M. de la Serna, he told me that he had read to the Regency a despatch from the Spanish Ambassador in London, in which he gave an account of a conversation which he had had with your lordship, in which you expressed the extreme dissatisfaction of the British Government with the conduct of the Regency, with respect to Lord Wellington's command.

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