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APARNI, (Géogr.)ancien peuple d’Asie, 1 coquin,
)

fans
que

celui-ci l'entendie: la Fon. voisin des Hyrcaniens, vers les bords de la taine ayant su l'à parte de Moliere , fe mer Calpienne. On croit que ce font les confeffá vaincu. Dais d'aujourd'hui , mieux connus sous le Cette anecdote prouve sans doute , que nom de Petits Nogais. (C. A.)

les à parte font quelquefois dans la vraiA PART, (Littérat.) ou , comme on semblance, même dans la nature ; mais elle dit , à parte , terme latin qui a la même montre aufli qu'on ne peut en faire usage signification que seorsim , & qui est affecté avec succès que dans les momens où l'acà la poésie dramatique.

tion, pleine de chaleur & de mouvement, A PARTE, f. m. (Belles-Lettres.) c'est entraîne également l'acteur & le fpe&ateur ; une des licences accordées à l'art dramatique. rien donc de plus faux & de plus ridicule La vraisemblance en est fondée sur cette sup- que la maniere ordinaire de rendre les à position , sans laquelle il n'y auroit nulle parte sur la scene, où l'acteur paroît touvraisemblance dans la représentation théa-jours s'adresser au spe&ateur & lui parler trale, que le spectateur n'y est présent qu'en confidemment , tandis qu'il ne devroit esprit. Cela posé, tout ce qu'on a dit contre s'occuper , ni du spectateur ni de foi, I'à parte tombe de lui-même. Il est , fans mais uniquement de l'objet qui le frappe, doute, réellement impossible que l'acteur du sentiment qui l'émeut. Il est bien qui se fait entendre des spectateurs, ne soit surprenant que les fifflets des spectateurs pas entendu des acteurs avec lesquels il est n'aient pas encore averti les acteurs de ce en scene ; mais dans l'hypothese tacitement contre-lens absurde. (L) convenue, les spectateurs ne font point là, APATHIE, f.f. composé d'à privatif, ils ne sont point à telle distance, ils sont & de rados, pasion , signifie , dans un sens physiquement absens , leur présence n'est moral , infenfibilité ou privation de tout qu'idéale ; car si on les fupposoit là, ils sentiment paslionné, ou trouble d'esprit. seroient vus, on n'agiroit point , on ne voyez PASSION. parleroit point en leur présence; on parle- Les stoïciens affectoient une entiere aperoit d'eux, avec eux. Il y a donc dans cette thie ; leur fage devoit jouir d'un calme,

ya hypothese absence réelle des témoins de d'une tranquillité d'esprit que rien ne pût l'action. Or le fpe&ateur présent en esprit , altérer, & n'être accessible à aucun fentiest censé entendre la voix de l'acteur ment soit de plaisir ou de peine. Voyez

, , quelque foible & bas qu'en soit le fon , & STOICIEN, PLAISIR, & PEINE. . lors même qu'il n'est pas entendu des per- Dans les premiers fiecles de l'église les sonnages qui sont en scene.

chrétiens adoptoient le terme d'apathie , C'est cette hypothese qu'on a perdu de pour exprimer le mépris de tous les intévue , lorsqu'en mesurant les distances, on rêts de ce monde, ou cet état de mortia regardé comme une invraisemblance théa-fication que prescrit l'évangile; d'où viene trale , qu’un acteur fût entendu de loin & I que nous trouvons ce mot fréquemment ne le fut pas de plus près. Voyez UNITÉ. employé dans les écrivains les plus pieux, (M. MARMONTEL.)

Clément d'Alexandrie , en particulier, le Au sujet des à parte , nous rapporterons mit fort en vogue, dans la vue d'attirer al une anecdote connue ; elle pourra fournir christianisme les philofophes qui aspiroient une réflexion utile. Racine, Moliere & à un degré de vertu si subliine.

fi . la Fontaine étoient amis, comme on fait; Le quiétisme n'est qu'une apathie male rafsemblés un jour , la conversation tomba quée des apparences de la dévotion. Voyez fur les à parte : la Fontaine en foutenoit | QUIÉTISME, (X)

) l'usage absurde & contraire à toute vrai- APATI, ( Géogr.) petite ville de Honsemblance; Racine le défendoit ; la dispute grie, dans le comté de Jarmar. Elle est sur la rie devint vive : un enfant

un enfant, un homme natu- viere de Caraína , au sud du Tibiser, a l'est du rel s'échauffe aisément ; Moliere profitant petit Varadin , & au nord-ouest de Samos.

de ce moment d'agitation de la Fontaine, Long. 44, 50; lat.48

5. (C.A cria à plusieurs reprises ; la Fontaine est un APATÚRIES, f.£.( Hift

. anc. Myth.)

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fête folemnelle célébrée par les Athéniens en guerre des dieux contre les géans. ( C. A. ) l'honneur de Bacchus. Voyez FETE. APAVORTEN, ( Géogr.) nom d'une

Ce mot vient du grec arat», fraude ; & contrée d'Asie très-fertile & très-agréable l'on dit que cette fête fut instituée en mé- dans le Mawaralnahra, à l'orient de la mer

a moire d'une frauduleuse vi&oire que Mé- Caspienne. C'est là qu'Arface, restaurateur lanthus, roi d'Athenes , avoit remportée sur de Pempire des Parthes , fit bâtir Dara ou Xanthus , roi de Béorie , dans un combat Daraum. (C. A.) fingulier dont ils étoient convenus pour * APEIBA , arbre du Bresil qu'on décric terminer un débat qui régnoit entr'eux ainsi : arbor pomifera Brasilienfis, fructu au sujet des frontieres de leurs pays; d'ou hispido, pomi magnitudine, seminibus plum Budée s'appelle feftum deceptionis , la fête rimis minimis; apeiba Brasiliensibus. Marg. de la tromperie.

Le fruit n'est d'aucun usage ; le bois sert D'autres écrivains lui donnent une dif- à faire des bateaux de pêcheurs , & des férente étymologie :-ils disent que les jeu- radeaux. Ray, Histor. plant. nes Athéniens n'étoient point admis dans APELLITES , f f. pl. du latin appellitæ, les tribus , le troisieme jour de l'apaturie, (Theol.) hérétiques qui parurent dans le que leurs meres n'eussent juré qu'ils en lecond fiecle , & qui tirent ce nom d'Apelétoient vraiment les peres; jusqu'alors tous les leur chef, disciple de Marcion. Ils foules enfans étoient réputés en quelque façon tenoient que Jesus-Christ n'avoit pas eu sans pere , & táropes , circonstance qui don seulement l'apparence d'un corps, comme

, noit le nom à la fête.

disoit Marcion, ni une véritable chair Xénophon , d'ailleurs, nous dit que les mais qu'en descendant du ciel , il s'étoit parens & les amis s'assembloient à cette fait un corps céleste & aérien , & que dans occasion , fe joignoient aux peres des jeu- fon ascension ce corps s'étoit résolu en l'air , nes gens que l'on devoit recevoir dans les enforte que l'esprit seul de J. C. étoit retribus, & que la fête tiroit son nom de tourné au ciel. Ils nioient encore la réfurcette assemblée ; que dans «Tatoupice, l'e,

και απατούρια, re&tion, & professoient la même do&rine bien loin d'être privatif, est une conjonc que les marcionites. Voyez ASCENSION & tion, & fignifie même chose que õusū, MARCIOŅITES. (G) ensemble. Cette fête duroit quatre jours : le APÉNÉ, (Hist. anc.) char attelé de deux premier, ceux de chaque tribu se divertis- ou de quatre mules, mis en usage dans les soient ensemble dans la leur , & ce jour jeux olympiques par les Eléens; qui s'en s'appelloit sópria : le second , qui fe nom- dégoûtérent ensuite, soit parce qu'il ne promoit aváo puois, on facrifioit' a Jupiter & à duisoit pas un bel effet , soit parce qu'ils

avae Minerve : le troisieme , Kouse@vtis , ceux des avoient en horreur les mules & les mulets jeunes gens de l'un & de l'autre sexe qui & qu'ils n'en élevoient point chez eux. avoient l'âge requis, étoient admis dans Pausanias traite cette invention de moderles tribus : ils appelloient le quatrieme ne, par rapport aux jeux olympiques ; car jour etinde.

Sophocle dit que Larus, dans le voyage Quelques auteurs ont mal-à-propos con où il fut tué, montoit un char traîné par fondu les apaturies avec les saturnales, puif- deux mules, a rávnu awarX*. (G)

πωλίχη. ( que les fêtes appellées par les Grecs xpérid, * APENNIN, adj. pris subst. (Géog. qui répondent aux saturnales des Romains anc. & mod.) chaîne de montagnes qui pararrivoient dans le mois de décembre, & tage l'Italie dans toute sa longueur , depuis que les apaturies se célébroient en novem les Alpes jusqu'à l'extrémité la plus méridiobre. (G)

nale du royaume de Naples. Presque toutes APATUROS, (Géogr.) nom d'un an- les rivieres d'Italie y prennent leur source. . cien bourg de la presqu'île de Corocon- APENRADE OU APENRODE, (Géog. dama , entre le Pont - Euxin & le Palus mod.) petite ville de Danemark , dans la Meotide. Vénus y avoit un temple où elle préfe&ure de même nom & le duché de étoit adorée sous le nom de Trompeuse, Sleswick, au fond d'un golfe de la mer parce qu'elle avoit usé d'artifice dans la Baltique. Long. 27, ; lat. 55,4.

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APEPSIE, f. f. formé d’a privatif, &l de la petite vérole, ou dans le temps de de néale, digerer, signifie en médecine , l'éruption : & les évacuans peuvent être

zérlw crudité, indigestion. Voyez DIGESTION compris fous le nom général d'apéritifs

L'apepsie peut se définir un défaut d'ap- parce qu'ils produisent l'effet de ces derpétit, qui empêche que l'aliment pris ne niers , par la façon dont on les administre

: fournisse un chyle propre à former le sang & le lieu où on les applique. Dans ce

fong & nourrir le corps. Voyez NOURRITURE, sens , les diurétiques, les sudorifiques, ESTOMAC, CHYLE, SANG, NUTRI- les diaphorétiques, les emménagogues, TION, &c. (N)

les suppuratifs, les corrosifs., les caustiAPERANTES, (Géogr.) peuple de ques, &c. appartiendront à la même classe.. l'ancienne Grece, auquel certains auteurs On y rangera encore les résolutifs, qui, donnent une ville & d'autres une province divisant les humeurs épaisses, & les forçant pour patrie. On auroit eu vraisemblable-de rentrer dans leurs voies naturelles , font ment quelque chose de plus certain à cet à cet égard l'office d'apéritifs. égard , fi on n'eût rien perdu des livres de On compte cinq grandes racines aperil'historien Polybe, qui a dit quelque chose tives. Ces cinq racines foncelles d'ache des Aperantes. (C. A.).

de fenouil , de perfil, de petit houx, d'af- . APÉRCHER, v. act

. terme d'Oiseleur; perge ; elles entrent dans le firop qui en c'est remarquer l'endroit ou un oiseau se porte le nom ; elles poussent par les urines retire pour y passer: la nuit : on dit jai & par les regles ; elles sont d'un grand aperché un merle.

usage;: on en fait des conserves ;. des eaux * APÉRITIFS, adj. pl. m. (Médecine.) distillées, & le sirop. On donne cette épithete à tous les médi- Sirop des cinq racines. Prenez des racines camens,,, qui considérés relativement aux d'ache, de fenouil, de persil, de houx parties. folides du corps humain , rendent d'asperge, de chacune quatre onces. Faia.

. le cours des liqueurs plus libre dans les tes-les cuire dans quatorze livres d'eau vaisseaux qui les renferment, en détruisant commune , réduites à huit livres. Passez la les obstacles qui s'y opposent. Cet, effet déco&ion, & y ajoutez sucre cinq livres.

& peut être produit par tout ce qui: entre Clarifiez & faites cuire le tout en confiftient la souplesse & la flexibilité des fibres tance de firap. On tire de ces racines par dont les membranes vasculaires sont com la distillation une enu avec laquelle on posées. On doit mettre dans cette classe les pourroit faire le sirop. (a) (N.) émolliens. & les relâchans , sur-tout si l'on APETOUS ou APETUBES, (Géog. anime leur action par l'addition de quel- & Hift..) peuples de l'Amérique méridioque substance faline, ađive-& pénétrante, nale dans le Brésil, aux environs du gou & qu'on les emploie dans un degré de cha- vernement de Puerto-Seguro.. leur qui ne soit pas capable de dissiper, leurs * APEX, (Hist. anc. ) bonnet à l'usage: parties les plus volatiles. Ces médicamens des Flamines & des Saliens. Pour qu'il tint operent non seulement sur les vaisseaux, bien sur leur tête, ils l'att choient, sous le mais encore sur les liqueurs auxquelles ils menton avec deux cordons.. donnent., en s'y mêlant', un degré de fluidité : Sulpicius, dit Valere Maxime, fut desti-. qui les fait circuler. Les apéritifs convien- tué du sacerdoce.;. parce que l'apex lui. nent dans tous les cas où l'obstruction est tomba de la tête pendant qu'il sacrifioit.. ou la cause ou l'effet de la maladie ; ainsi Selon Servius ,. l'apex étoit une verge couleur usage est très-falutaire dans la fievre de verte de laine, qu'on mettoit au sommet du lait qui survient aux femmes nouvellement bonnet des Flamines. C'est de-là que le: accouchées dans le période inflammatoire d bonnet:pric fon nom; & les prêtres même,

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(a) La décoæion des racines participe à la plupart des vertus de.ces plantes done les principes font fixes ou roue au moins peu volatils. L'eau distillée", au contraire, n'entraîne avec elle qu'un peu de partie aromatique peu médicamenteufe , fur-tout à titre d'apéritif. On seroit donc bien trompé en substituant cette eau à la décoction chargée de l'extrait de ces racines , si l'on prétendoit y trouvez les mêmes propriétés. (M. La Forte. ),

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qu'on appella Flamines, comme qui doit APHAR ou AL-FARA, (Géog.) ville Filamines , parce que la verge couverte d'Asie dans l'Arabie Heureuse, entre Méde laine étoit attachée au bonnet avec dine & la Mecque. Elle est fituée sur une un fil: il n'est pas besoin d'avertir le lecteur riviere qui porte le même nom. Cette ville de la futilité de ces fortes d'étymologies. est très ancienne; il en est fait mention

APHACA, (Hift. nat. bot.) genre de dans les anciens auteurs Arabes. On ne la plante a fleur papilionacée. Il s'éleve du connoît aujourd'hui , dans le pays, que fond du calice un pistil qui devient dans sous le nom d'Al-Fara, la suite une gousse remplie de semences arron- * APHARA, ( Hift. anc. & fac.) ville dies. Ajoutez aux caracteres de ce genre, de la tribu de Benjamin. que ses feuilles naissent deux à deux à chaque * APHARSEKIENS ou ARPHASAnaud des riges , & que ces mêmes næuds CHIENS,(Géogr. & Hift. Sacr.) peuples de prcduisent chacun une main. Tournefort, Samaric , venus d'une contrée située entre Inst. rei herb. Voyez PLANTE. (1.) le Tigre & l'Euphrate : on dit qu'ils s'op

* APHACE,( Géog. anc.) lieu dans la poserent à la réédification du temple , après Palestine, entre Biblos & Persepolis, où la captivité de Babylone.

. Vénus avoit un temple, & étoit adorée APHAS,(Géog:) riviere de la Moloffide, sous le nom de Vénus aphacite, par toutes au midi de l'Epire. Les anciens lui donnoient fortes de lascivetés auxquelles les peuples sa source dans le Lacmon , l'un des sommets s'abandonnoient, en mémoire des careffes du Pinde : c'est vraisemblablement la même que la déesse avoit prodiguées dans cet que Pline nomme Apilas. (C.A.) endroit au bel Adonis.

* APHEA, f.f.( Mythol.) divinité ado* APHACITE, (Mythologie.) surnom rée par les Crétois & par les Eginetes ; elle de Vénus. Voyez APHACE. Ceux qui vc- avoit un temple en Crete. Aphea , ayant

venoient consulter Vénus aphacite jetoient que d'être déeffe , fut une Crétoise , appellée leurs offrandes dans un lac proche Aphace; Britomartis, que la passion pour la chaffe fi elles étoient agréables à la déesse , elles attacha à Diane. Pour éviter la poursuite de

: alloient à fond; elles surnageoient au con- Minos qui en étoit éperdument amoureux, traire, füt-ce de l'or ou de l'argent, fi elles elle se jeta dans la mer, & fut reçue dans étoient rejetées par la déesse. Zozime, qui des filets de pêcheurs. Diane récompensa fait mention de cet oracle, dit qu'il fut la vertu par les honneurs de l'immortalité. consulté par les Palmyriens, lorsqu'ils se Britomartis apparut ensuite aux Eginetes révolterent contre l'empereur Aurelien, & qui l'honorerent sous le nom d'Aphea. que leurs prélens allerent à fond l'année * APHEC, (Géog. anc. & fac.) Il y est qui précéda leur ruine, mais qu'ils surna- fait mention de quatre lieux différens en gerent l'année suivante. Zozime auroit bien Judée fous ce nom : l'un fut une ville de fait de nous apprendre encore, pour l'hon- la tribu d'Afer; l'autre une tour près d'Anneur de l'oracle, de quelle nature étoient tipatride; le troisieme, une autre ville auffi les présens dans l'une & l'autre année ; de la tribu d'Afer, le quatrieme , une ville mais peut-être étoient-ils nécessairement de la tribu de Juda. de plumes quand ils devoient surnager, & APHÉLIE, s. m. C'est, en Astronomie, nécessairement de plomb quand ils de- le point de l'orbite de la terre ou d'une voient descendre au fond du lac, la déesse planete, ou la distance de cette planete au inspirant à ceux qui venoient la consulter , foleil est la plus grande qu'il est possible. de lui faire des présens tels qu'il convenoit voyez ORBITE. à la véracité de ses oracles.

Aphélie est composé de ato, longè, & * APHÆREMA, (Géog. anc. & facr.) de ñalos , Sol; ainsi, lorsqu'une planete est

(| contrée & ville fituée sur les frontieres de la en A, planche d'Astron, fig. 1. comme la

. Judée & de la Samarie, dans la partie occi- distance au soleil S, est alors la plus grande dentale de la tribu d’Ephraïm, & nom propre qu'il est poflible, on dit qu'elle est à son d'une des trois Toparchies que les rois de áphélie. Voyez PLANETE, SOLEIL, &c. Syrie ajouterent à la Judée.

Dans le système de Ptolomée, ou dans

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9 la supposition que le soleil se meut autour 1 du verseau : de-la-Hire place celui-ci au, de la terre , l'aphélie devient l'apogée. L'a- 64 56' 10. phélie est le point diamétralement opposé Celui de mercure , au 15d 44' 29" du

'' au périhélie. Les aphelies des planetes pre- fagittaire; & de-la-Hire, au 13d 3" 40". mieres ne sont point en repos; car l'action Le mouvement annuel de l'aphélie de famutuelle qu'elles exercent les unes sur les turne , eft , felon Kepler , de 1' 10''; celui autres , fait que ces points de leurs orbes de jupiter, de 47"; celui de mars de 1

'' sont dans un mouvement continuel, lequel 7"' , celui de vénus , de 1' 18', & celui

;

I" eft plus ou noins sensible. Ce mouvement de mercure , de r' 45".

' ' se fait in consequentia , ou selon l'ordre '

Selon de-la-Hire, le mouvement annuel des signes ; il est , felon M. Newton ;

de l'aphélie de saturne est de 1' 22" : celui en raison sesquipliquée des distances de de jupiter de 1' 34" : celui de mars de 14 ces planetes au soleil, c'est-à-dire , com-17" : celui de vénus de 1' 26'', & celui de

à' me les racines quarrées des cubes de ces mercure de i' 39". Voyez l'article. Apodistances.

GÉE, & l'article APSIDE. (O) ) 'Si donc l'aphélie de mars fait 35 minu-1 : Aphélie. Ce qu'il y a de plus important

y tes, selon l'ordre des signes', relativement à expliquer au sujet de l'aplielie des plane-, aux étoiles fixes dans l'elpacé de Too ans; tes , est la maniere d'en déterminer la po

. les aphélies de la terre , de vénús & de fition & le mouvement, par des observa mercure , feront dans le même sens & dans tions astronomiques. La méthode la plus

, le même intervalle de temps 18 minutes fimple est celle que Kepler tiroit de la nature 36 secondes, 11 minutes 27 secondes , & du mouvement elliptique, (de, ftella martis,

, , 4 minutes 29 secondes.

page 208.) Le point de l'aphélie A, fig. Cependant le mouvement de l'aphélie 3, eft" celui. ou ila planete a la plus petite des planeres étant peu considérable, il n'est vîteffe, & le périhélie est le point de la plus

- est pas encore parfaitement bien connu des grande vitesse, le grandi axe de l’ellipse fém astronomes. Par exemple, selon M. New pare deux portions de l'orbite qui font égaton , le mouvement de l'aphélie de mer- les, femblables, & parcourues en temps cure est plus grand qu'on ne l'avoit sup- égaux, & avec les mêmes degrés de vîtesse; posé jusqu'à lui. Ce mouvement, déduit mais si l'on tire, par le foyer de l'ellipse de la théorie , est de id 27' 20''en 100 | une autcrė ligne comme DŠE qui ne pafle ans-, à raison de 52" & un deuxieme par point en:A & en P, elle partagera l’ellipse année.

en deux parties DAE, DPE, qui ne seront Les auteurs sont encore bien moins ni égales, ni parcourues en temps égaux. d'accord sur le mouvement de l'aphélie de La partie DÅE, où se trouve l'aphelie, faturne. M. Newton a fait d'abord celui exigera plus de temps que l'autre, ou plus de mars de 1d 58' & un tiers en 100 ans, de la moitié de la révolution : ainsi l'on peut

' & il l'a enfuite établi de “33' 20': Voyez choisir deux observations diune planete MARS, SATURNE VÉNUS, &c. Inft. où les longitudes observées, réduites au

. Astron. de M. le Monnier..1:

soleil , aient été : diametralement opposées Le docteur Hallay a donné une méthode entr'elles ; & fi les temps.de ces abfervapour trouver géométriquement l'aphélie des tions sont aussi éloignés d'une demi-révoluplanetes, Transact. Philof.no. 128. tion de la planete, on saura par-là même

Kepler place l'aphelie de faturne pour qu'elles ont été faites dans des apsides.; plus Pannée 1700, aux 2843 44" du fagittaire , l'intervalle approchera, de la demi-révolu

, , de-la-Hire ' au '29d: 14' 41'. ' tion, plus les positions données approches

Celui dé jupiter , au 8d 10' 40": de la ront d'être celles des apfides ; qu de l'aphebalance: de-la-Hire , am Iod IT I4. :

lie & du périhélie. Cette méthode.réuilis 291

, : od 35:25

36. (Mém. de l'acad. 2 7,57, pag. 24?:) Celui de la terre , au 8d 251-30" du. Pour les planetes dont les oppositions cancer , & celui de vénus , au zd 24. 27' | font rares , il est difficile d'avoir deux lon Tome III,

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Celui de mars

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vierge de-la-Hire , au ly de la très bien pour trouven:

l'apogée du foleil

.

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