La Richesse de la Hollande: Ouvrage Dans Lequel on Expose, L'origine Du Commerce & de la Puissance Des Hollandois; L'acroissement Sucessif de Leur Commerce & de Leur Navigation; Les Causes Qui Ont Contribuʹe À Leur Progrès, Celles Qui Tendent À Les Dʹetruire; & Les Moyens Qui Peuvent Servir À Les Relever, Volume 2 |
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Common terms and phrases
affez ainſi Alteſſe amirautés Anglois aſſez auroit auſſi avantages avoient avoit beſoin c'eſt C'eſt-là caiſſe cauſe choſe ci-deſſus colonies compagnie concurrence conféquent conſerver conſidérables conſommation créan d'Amſterdam d'Eſtrades décroiſſement déja devroit diminution enſuite eſt établiſſements Etats étoient étoit étrangers fabriques fans faudroit feroient feroit foit fon commerce font foutenir fraix fuiv fur-tout gouvernement guerre Hambourg Hollande Hollandois impôts Indes induſtrie Jean De Witt juſqu'à juſques l'adminiſtration l'Angleterre l'Eſpagne l'Etat l'Europe l'impôt l'induſtrie l'uſage loix lorſque magaſins maniere manufactures marchandiſes marchands ment merce n'eſt nations navigation néceſſaire néceſſairement néceſſité négociants Nord obſerver paroît paſſer pays pêche perſonnes pluſieurs poſſible pourroit premiere préſent preſque provinces puiſſance puiſſe raiſon République reſte richeſſes s'eſt ſans ſe ſont ſe trouve ſecours ſemble ſera ſervir ſes ſeul ſeule ſociété ſoit ſommes ſon ſource ſous ſouvent Stadhouder ſuccès ſuiv ſuivant ſujet ſur Surinam tion uſage vaiſſeaux villes Witt دو دو دو
Popular passages
Page 145 - Europe , n'ont pas cent hommes -, & en réunifiant ce qui eft difperfé fur tous ceux qui naviguent dans les Indes , on ne trouveroit pas de quoi former un feul équipage. Tout homme accoutumé à calculer des probabilités , ne craindra pas d'avancer que la puiflance...
Page 217 - ... repoferont tranquillement dans les mêmes lieux où mes peres voyoient fe former des tempêtes ! Que de motifs pour idolâtrer fa patrie! Cependant il n'ya plus de patriotifme -, il n'ya plus d'efprit public en Hollande. C'eft un tout , dont les parties n'ont d'autre rapport entre elles , que la place qu'elles occupent. La baflefle, l'aviliflement & la mauvaife foi , font aujourd'hui le partage des vainqueurs de Philippe.
Page 176 - Des adrniniftrateurs qui ne s'affembloient que deux fois l'année, le printemps & l'automne, à l'arrivée & au départ des flottes , perdirent l'habitude & le fil d'un travail qui demande une attention continue. Ils furent obligés d'accorder une confiance...
Page 173 - Les bénéfices que faifoit la compagnie dans de» lieux où fon commerce n'étoit pas troublé, couvrirent long-temps les pertes que la tyrannie ou l'anarchie lui occafionnoient ailleurs. Les autres nations Européennes lui firent perdre ce dédommagement. Leur concurrence la réduifit à acheter plus cher , & à vendre à meilleur marché. Peutêtre fes avantages naturels l'auroient-ils mife en état de foutenir ce revers, fi fes rivaux n'avoient pris le parti de livrer aux négocians particuliers...
Page 144 - Elle ne parviendra pas à leur infpirer cet efprit public , cet enthoufiafme pour la gloire qu'elle n'a pas elle-même. Un corps eft toujours à cet égard dans le cas d'un gouvernement qui ne doit jamais conduire fes troupes que par les principes fur lefquels porte fa conftitution. L'amour du gain , l'ceconomie font la bafe de l'adminiftration de la compagnie.
Page 217 - Quels fentimens de patriotifme ne devroit-on pas en effet attendre d'un peuple qui peut fe dire à lui-même. Cette terre que j'habite -, c'eft moi qui l'ai rendue féconde -, c'eft moi qui l'ai embellie-, c'eft moi qui l'ai créée. Cette mer menaçante , qui couvroit nos campagnes , fe brife contre les digues puiflantes que j'ai oppofées à fa fureur. J'ai purifié cet air , que des eaux croupiflantes rempliffoient de vapeurs mortelles.
Page 173 - On ne trouve dans la plupart des contrées de l'Inde, que des defpotes qui préferent le brigandage au commerce -, qui n'ont jamais connu de droit que celui du plus fort , & à qui tout ce qui eft poflîble , paroît jufte.
Page 289 - Lorfqu'on voit de grands peuples fe faire une guerre longue & opiniâtre, c'eft fouvent une mauvaife politique de penfer qu'on peut demeurer fpeftateur tranquille ; car celui des deux peuples qui eft le vainqueur entreprend d'abord de nouvelles guerres , & une nation de foldats va combattre contre des peuples qui ne font que citoyens.
Page 146 - Un petit fort , bâti fur une hauteur qui commande la place , ne prolongeroit pas la defenfe de vingt-quatre heures. Tous ceux qui ont vu de près & bien vu les Moluques, s'accordent à dire, qu'elles ne tiendroient pas un mois contre les forces qu'on vient d'indiquer.
Page 143 - ... mais ils n'ont pas la premiere idée des évolutions navales. D'ailleurs, les vices de leur éducation ne leur permettent ni de concevoir l'amour de la gloire, ni de l'infpirer à l'efpece d'hommes qui leur eft foumife.


