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sen L. Barbour 3-24-26

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DICTIONNAIRE RAISONNÉ

DES SCIENCES,
DES ARTS ET DES MÉTIERS

A

A U

A V U,(Géog:) mot allemand , est borné à l'ouest par le royaume d'Arqui veut dire la plaine, & racan & la mer; au sud par le Pégu, qui, dans ce sens, eft le à l'est par une chaîne de montagnes ; & nom propre de plusieurs au nord par le pays de Kemarat. Ce royaubourgs, châteaux & cou- me fait partie des états du roi de Pégu. On vents peu considérables y trouve du musc, de l'aloes, de bon ver

de l'empire , aussi-bien que nis , & des roseaux d'une grosseur procelui de quelques-uns des environs de Caffel, digieuse. Les rubis qui en viennent sont de Munich & autres villes. (C. A.) fort estimés, de même que les chameaux

, * AU, ( Gram. ) Quant à fa valeur & les élephans que l'on y nourrit. Sa dans la composition des mots, c'est un capitale eft Ava : c'est une ville aflez fon fimple & non dipthongue ; il ne grande , assez peuplée , percée de rues differe de celui de la voyelle o, qu'en ce fort droites & garnies d'arbres, mais bâtie qu'il est un peu plus ouvert : quant à la de maisons toutes de bois ; son palais valeur dans le discours , voyez l'article royal est le seul construit de pierres., & ARTICLE.

passe même pour très-vaste & pour trèss S AVA, (Géog: ) ce royaume d'Asie riche en dorure. Tome IV

А

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A leur teint près , qui eft olivâtre, fource d'eaux minérales, limpides & fales habitans d'Ava font beaux & bien lées , qui ont quelque réputation. (+) faits : les femmes y font perites, mais AVAL, (Géogr.) grand baillage de agréablement prises dans leur taille , & France, dans la Franche-Comté ; il complus blanches, pour l'ordinaire , que n'y prend les fubdélégations de Poligny, de sont les hommes. Elles ont les cheveux ) Salins, d'Arbois, de Pontarlier & d'Ornoirs , & s'habillent d'étoffes de coton gelet. (C. A.) du plus léger tiffu , & de la coupe la AVAL, (Comm.) c'est une souscripplus négligée. A chaque mouvement tion qu'on met fur une lettre de change qu'elles font en marchant, on prétend ou sur une promesse d'en fournir quelque leur nudité se découvre, & l'on qu'une ; sur des ordres ou sur des ac

& ajoute que cette immodestie de vête-ceptations ; sur des billets de change ou mens leur fut prescrite par la sagesse, autres billets , & sur tous autres actes d'une souveraine de leur propre sexe, de semblable espece, qui se font entre qui, dans un temps où le nôtre portoit marchands & négocians; par laquelle on

l'horreur à son comble , efsaya par cette s'oblige d'en payer la valeur ou le con. ordonnance de ramener aux vues de la tenu, en cas qu'ils ne soient pas acquitnature , les brutaux qui s'en écartoient. tés à leur échéance par ceux qui les ont

La religion de ce pays-là, est en géné- acceptés, ou qui les ont signés. C'est ral celle des gentons ou idolàtres, dont proprement une caution pour faire vales brachmanes & les faquirs sont les loir la lettre, la promesse, &c. prêtres ; mais il y a beaucoup de maho- On appelle ceux qui donnent ces sormétans parmi les sujets d'Áva, & des tes de cautions , donneurs d'aval, leschrétiens en assez petit nombre. La fé- quels sont tenus de payer solidairement rocité n'est pas , comme on le dit avec les tireurs, prometteurs ,

endorleur caractere ; il en a peu coûté, à la seurs & accepteurs ,

encore qu'il n'en vérité, aux Tartares de les insulter & soit pas fait mention dans l'avul. Ordonn. de les conquérir; mais s'ils n'ont pas la de 1673, art. 33, du tit. 7. valeur de ce peuple dur & courageux, Suivant l'article i du titre vij de la ils en ont du moins l'hospitalité. (+) même ordonnance , les donneurs d'aval

AVA ou AYALA, Géog: ) riviere peuvent être contraints par corps, d'Asie dans la Natolie ; elle tombe dans Ceux qui souscrivent & donnent leur aval la mer Noire ; fon nom Turc eft Sakari, sur les lettres & billets, ne peuvent préten" ou Sakaria, & celui que les Grecs & dre ni réclamer le bénéfice de discussion de les latins lui donnoient étoit Sagaris , division: mais ils peuvent d'abord être conou Sangarius (C.A.)

traints par corps au payement , ainli qu'il a. * AVACCARI, (Hift

. nat. bot.) petit été jugé au parlement du Paris. arbre qui croît aux Indes , & qui a la Les courtiers des marchandises ne peufeuille, la fleur & la baie du myrte ; vent figner aucune lettre de chánge par sa baie est seulement un peu plus aitrinaval, niais seulement certifier que la figente.

gnature des lettres est véritable. Ordonn. * * AVAGE, f. m. (Jurisprud.) c'est le de 1673 , art. 2,, tit. xj.

2 nom qu'on donne au droit que les exé- Il semble qu'il en devroit être de même cuteurs levent ou en argent ou en natu- à l'égard des agens de change & de banre, sur plusieurs marchandises. Ils n'ont que, puisque par l'article i du tit. j de pas ce droit par-tout ni tous les jours; la même ordonnance, il leur est défendu mais seulement dans quelques provinces, de faire le change & la banque pour leur & certains jours de marché.

compte personnel. (G) AVAILLES, (Géog:) bourg de Fran- AVAL, (d') terme de riviere , oppofé à ce, dans la Marche, sur la riviere de d'amont. L'aval & l'amont font relatifs Vienne, à douze lieues, nord-ouest, au cours de la riviere , & à la position de Limoges. Il y a près de ce courg une d'un lieu sur ses bords ; l'aval de la

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riviere suit la pente de ses eaux ; l'amont avalé des noyaux de prunes. La tumeur remonte contre le cours : le pays d'aval étant venue' à s'ouvrir d'elle - même est celui où l'on arrive en suivant le quelque tems après elle les rendit : mais cours de la riviere ; le pays d'amont elle mourut malgré le soin qu'on en prit. est celui où l'on arrive en le remontant. Une fille âgée de dix ans , qui demeuroit Ainsi des marchands qui viennent de auprès d'Halle en Saxe, avala en jouant Charenton à Paris , navigent aval, mais un couteau de fix pouces & demi de long, viennent du pays d'amont; & pareille- la curiosité du fait engagea Vofgang ment des bateaux qui viennent de Rouen Christ Weserton, medecin de l'électeur à Paris , & remontent la riviere , navi- de Brandebourg , à en prendre soin ; le gent amont , mais viennent du pays d'aral. couteau changea de place plusieurs fois, ,

AVALAGE, f. m. terme de Tonnelier; & cella d'incommoder cette fille au bout c'est l'action par laquelle les maîtres Ton- de quelques mois : mais un an après on neliers descendent les vins dans les caves ne le sentit presque plus , tant il avoit des particuliers. Voyez TONNELIER. diminué: enfin il sortit par un abcès que

AVALANT; participe, en terme de la pointe avois causé, trois travers de Riviere , c'est la même chose que def- doigt au-dessous du creux de l'estomac , cendant. On dit d'un bateau qu'il va en mais il étoit extrêmement diminué, & avalant en pleine riviere; que le mon- la fille fut entiérement rétablie. Trans. tant doit céder à l'avalant en pont ; & phil. no. 319. Voyez aussi les Mém. de qu'en pertuis, c'est le contraire. On dit l'acad. de Chir. aussi d'une arche qu'elle est avalante pour « Plusieurs personnes ( dit M. Sloane , marquer que le courant des eaux y est fort à l'occasion d'un malheureux qui avoit rapide.

avalé une grande quantité de cailloux AVALÉE, f. m. terme de manufacture pour remédier aux vents dont il étoit en laine ; c'est la plus grande quantité affligé, lesquels ayant resté dans son efd'ouvrage que l'ouvrier puisse faire, sans tomac , l'avoient réduit à un état pitoyadérouler ses ensuples ; celle de devant ble ;) « s'imaginent lorsqu'ils voyent que pour mettre dessus l'ouvrage fait , celle » les oiseaux languiffent, à moins qu'ils de derriere pour lâcher de la chaîne. » n'avalent des cailloux ou du gravier, On dit aussi levée. Avalée & levée font » que rien n'est meilleur pour aider à la synonymes à falure : mais fassure n'est » digestion que d'en avaler : mais j'ai guere d'usage que dans les manufa&ures » toujours condamné cette coutume, car

» l'estomac de l'homme étant tout-à-fait AVALÉE, fe dit encore dans les mê- » différent des géfiers des oiseaux , qui mes manufactures, de la quantité d'étoffe » sont extrêmement forts, musculeux , comprise depuis la perche jusqu'au fau- » & tapissés d'une membrane qui sert avec det, dans l'opération qu'on appelle le » ces petits cailloux à broyer les alimens lainage ; d'avalée en avalée, la piece se » qu'ils ont pris ; les cailloux ne peuvent trouve toute lainée. Voyez LAINER , » manquer de faire beaucoup de mal. FAUDET, DRAPERIE.

» J'ai connu

continue cet auteur, * AVALER v. a&. ( Phisiologie.) » homme, qui, après avoir avalé pendant Voyez DEGLUTITION.

plusieurs années neuf ou dix cailloux par On voit parmi les raretés qu'on con- » jours aussi gros que des noisettes, mouserve à Leyde, dans l'école d'anatomie » rut subitement , quoiqu'ils ne lui eufun couteau de dix pouces de long, qu’un » fent fait aucun mal en apparence , & paysan ayalı, & fit sortir par son esto- » qu'ils eussent toujours paflé. »

Ce paysan vécut encore huit ans AVALER, v. aó. (Comm.) Avaler une après cet accident.

lettre de change, un billet de change ; Une dame dont M. Greenhill parle c'est y mettre fon aval , le fouscrire, en dans les Transactions philosophiques, répondre : cette expression est peu usitée. eut une tumeur au nombril , pour avoir ] (G)

en foie.

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AVALER la ficelle, terme de Chapelier; | baies sphéroïdes à une loge, contenant c'est faire descendre avec l'instrument chacune une graine fphéroïde, élevée ou appellé avaloire , la ficelle depuis le haut attachée droite , par une plaque discoïde de la forme d'un chapeau jusqu'au bas, imprimée sur la partie inférieure. qui fe nomme le lien. Voyez CHAPEAÚ Qualités. L'avali a une odeur suave E AVALOIRE.

& aromatique dans toutes ses parties. Il AVALER du vin dans une cave, terme croît communément au Malabar, dans de Tonnelier, c'est le descendre dans la les lieux montueux & pierreux, voisins cave par le moyen du poulain. Voyez de Paracaro. AVALAGE & POULAIN.

Usages. La poudre de l'écorce de fa AVALI, s. m. (Hist. nat. Botaniq.) racine se boit dans l'eau pour arrêter plante du Malabar , assez bien gravée les dyslenteries ; on la boit aussi dans Tous son nom Malabare, kal-Isjerou pa- les fievres ardentes, en y joignant un nel, par Van - Rheede dans son Hortus peu de sucre ; fa décoction se prend en Malabaricus , volume V, page 33 , plan- bain pour les douleurs des articulations ; che XVII. Les Brames l'appellent avali-celle qu'on pile dans l'eau salée ou de apacaro ; les Portugais pao coftus da mer, sert à frotter le ventre pour tuer serra menor, & les Hollandois bergheyl- les vers nés de la putréfađion des huwortel.

meurs : l'huile tirée de sa racine appaise C'est un arbrifleau toujours verd, tou-les ardeurs du foie , & guérit les gerçures jours chargé de fleurs & de fruits, haut de la bouche. de quatre à cinq pieds, à tige haute de Remarques. L'avali est, comme l'on deux à trois pieds, surmontée d'une cime voit , une espece d'apocaro, & vient par hémisphérique de quatre à cinq pieds de conséquent dans la famille des anones.

à diametre.

(M. ADAN SON.) Sa racine eft courte, à branches al- * AVALIES, f.'f. (Commerce & Ma

écartées sous un angle de 45 nufacture.) c'est ainsi qu'on appelle les dégrés.

laines qu'on enleve des peaux de mouSes branches sont alternes lâches , affez tons au sortir des mains du boucher. longues, cylindriques, menues

On conçoit aisément que ces laines étant tes sous un angle de 45 dégrés, cou- d'une qualité fort inférieure à celles de vertes de feuilles alternes, assez écartées, toison, on ne peut guere les employer disposées toutes sur un même plan, ellip- qu'en trames. tiques, pointues aux deux bouts , entie- AVALIS, ( Géogr. ) ancien nom du res, trois à quatre fois plus longues que golphe & du port de Zeyla , en Afrique larges, ouvertes presque horizontalement, dans le royaume d'Adel vers l'entrée relevées en-dessous d'une nervure à neuf de la mer Rouge Counci dont les Cha

. (C. A. chaque côté AVALOIREf. f. portées sur une pédicule cylindrique assez peliers fe fervent pour avaler la ficelle,

ou la faire descendre depuis le haut de Les fleurs sont solitaires ou rafsemblées la forme jusqu'au bas. Voyez CHAPEAU. au nombre de deux ou trois en un co- L'avaloire est un instrument moitié de rymbe qui termine les branches , com- bois & moitié de cuivre ou de fer : la posées chacune d'un calice épais à trois partie qui est composée de bois a cinq divisions d'une corolle à fix pétales ou fix pouces de longueur, deux de larégaux , elliptiques, concaves, une fois geur , & deux ou trois lignes d'épaisplus longs que larges , & de cent éta- leur: mais elle est plus large par en-bas mines très-courtes , rassemblées en une que par en-haut ; le bas est garni dans sphere deux fois plus courte que la co- toute sa longueur d'une rainure , pour rolle ,, autour de fix à quinze ovaires mieux embrasser la ficelle : la partie de pédiculés, mais peu apparens : ces ovai- l'avaloire , qui est de fer, lui tient lieu res, en mûrissant, deviennent autant de de manche & est garnie par la partie

ternes

ouver

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courte.

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