Page images
PDF
EPUB

serve to be honoured, but his impetuous temper is no secret to those who have looked into his writings. When he was warmed with disputing, he would call,

Hunc Furiam, hunc aliud, jussit quod splendida bilis. There have been Pagans, who have believed in one God, great and good, and in inferior deities deriving their powers and perfections from the Father of gods and men, themselves good and beneficent, and guilty of none of those vices and follies which poetical and fabulous history ascribed to them; they have also perhaps believed that there were malevolent dæmons, who were sometimes permitted to do mischief, but who were subject to the power and controul of the Deity; and certainly such a religion (though accompanied with some degree of superstition) together with a belief of the honestum and the turpe, and with a tolerable system of morality; and with some conjectural hopes of a life after this, is far preferable to atheism, to the doctrine that a God; and á providence, and another state, are

Rumores vacui, verbaque inania,

Et par sollicito fabula somnio. I pretend not to deny that some atheists of old had notions of the honestum and the turpe, and might act suitably to them : yet surely they had not so many motives to virtue, as the Pagans of whom I am now speaking

But, says Bayle, if you had examined these Pagans; and reasoned with them concerning the supreme God, you would have found that they entertained some notions, the consequences of which were absurd, and would have destroyed the fair idea. And is not that the case of some Jews and Christians ? Men must not be charged with all the consequences, which may per

haps

G 2

haps regularly follow from their notions, whilst they neither draw them, nor perceive them, nor own them.

Which system is best, that of Socrates, or that of Epicurus ? that of the Platonics, or Stoics, or that of Hobbes, of Spinoza *, and perhaps of Bayle, who too often made a bad use of his great abilities, and who taught that a man could not believe that God was good and wise, and that Christianity was true, without sacrificing reason to faith, or, in plain English, without renouncing common sense ?

This ingenious and unaccountable author had frequent quarrels with reason, which at last ran so high, that he gave her a bill of divorce, and turned her out of doors, with, Res tuas tibi habeto. And yet, when he had discarded her, he would reason against her. That is,

Nec tecum possum vivere, nec sine te : An absurdity, which sticks, like the shirt of Hercules, to all those, of all denominations, who argue against reason, as against a false and fallacious guide. To rail at her, and call her names, though it be not so genteel, yet is

rather Spinoza has endeavoured to shew, that there can be no such thing as liberty, and that there is no God. But how? by a system of jargon, adorned at proper distances with Q. E. D. Great is the force of initial letters! Yet has this absurd and cloudy philosopher found admirers and disciples, who have followed him, as they say the tiger follows the rhinoceros, to eat his excrements. Spinoza beld a plenum, which was nece

ecessary for his purpose. If there be a vacuum, Spinoza's god, or the material world, is a limited, imperfect substance, and depends on some cause. Absolute perfection neither requires, nor admits a cause, or an antecedent reason ; but of limitation and imperfection there must be some cause. Spinoza would have owned this consequence from the admission of a vacuum, for he says, that what is necessarily existing, must be infinite. He should therefore have proved the existence of a plenum : Quod Erar Demonstrandum. The doctrine of a vacuum is the spunge of all Atheistical systems.

rather less ridiculous, for she will never furnish arins against herself. But these persons are usually as fond of their notions as Job was of his integrity ; they hold them fast, and will not let them go : and who would dispute with those, who, upon their own principles, must neither give nor take a reason ?

M. Bayle a pretendu prouver qu'il valoit mieux étre Athée qn' Idolâtre ; c'est à dire en d'autres termes, qu'il est moins dangereux de n'avoir point de tout de religion, que

d'en croir une mauvaise.

Dire que la Religion n'est pas un motif réprimant, parce qu'elle ne réprime pas toujours, c'est dire

que

les Loix ciriles ne sont pas un motif réprimani non plus. C'est mal raisonner contre la Religion de rassembler duns Un grund Ouvrage une longue énumération des maux qu'elle a produits, si l'on ne fait de même celle des biens qu'elle a faits. Si je voulois raconter tous les maux qu'ont produit dans le monde les Loix civiles, la Monarchie, le Gouvernement Républicain, je dirois des choses effroyables. Quand il seroit inutile que les sujets eussent une religion, il ne le seroit pas que les Princes en eussent, et qu'ils blanchissent d'écume le seul frein, que ceux qui ne craignent pas les Lvix humaines, puissent avoir.

La question n'est pas de sçavoir, s'il vaudroit mieux qu'un certain homme ou qu'un certain peuple n'eut point de religion, que d'abuser de celle qu'il a; mais de sçavoir quel est le moindre mal, que l'on abuse quelquefois de la religion, ou qu'il n'y en ait point du-tout parmi les hom

mes.

Pour diminuer l'horreur de l'Athéisme on charge trop {Idolatrie.

il convient que (dans le gouvernement Despotique) il y ait quelque Livre sacré qui serve dle règle.-Le Code Religieux supplée au Code Civil, et fire l'arbitraire.

Le Roi de Perse est le Chef de la Religion, mais l'Al. coran règle la Religion : l’Empereur de la Chine est le Souverain Pontife, mais il y a des Livres qui sont entre les mains de tout le monde, auxquels il y doit lui-même se conformer. En vain un Empereur voulut-il les abolir; ils triomphèrent de la tyrannie. L'Esprit des Lois, l. xxiv. ch. 2. 1. xii. ch. 29. 1. xxv. ch. 8.

Je ne suis pas du sentiment (de M. Bayle) que l'A. theisme soit préferable à l'Idolatrie Payenne, en tout sens. Pour repondre à la question, il faudroit, ce me semble, premierement distinguer des societez, les opinions considerées d'une maniere abstraite, et faire d'un coté la description de l’Atheisme, et de l'autre celle de l'Idolatrie. L'on trouveroit peut-être qu'il y a telle Idolatrie qui seroit préferable à l'Atheisme, et telle autre qui seroit pire. Ainsi, je ne puis repondre ni oui, ni non, à la question peralle de M. Bayle. En second lieu, quand il s'agiroit de considerer, non les opinions en general, mais les Societez en elles mêmes, qui feroient profession de l'Idolatrie Payenne, ou de l'Atheisme ; il faudroit encore faire de grandes distinctions, & diviser la question en plusieurs propositions, selon les differens cas que l'on poseroit, et auxquels on répondroit négativement, ou affirmativement, suivant leur diversité. Je n'ai ni le loisir, ni la volonté de m'appliquer à cette sorte de recherche, et je n'en aurois mêne rien dit, si M. Bryle ne m'avoit fait l'honneur, de me citer, entre ceux, quil croit être de son sentiment, dans l’Article lxxvii, de la Continuation des pensées diverses sur les Cometes. Le Clerc, Bibl. Chois. V. S02.

Și ce qu'on nous dit des opinions, des loix, & des meurs des sujets des Yncas est vrai, il n'y a point eu d'Empire Idolatre dans les autres parties du monde sans en excepter ceux des nations les plus polies et les plus savantes, il y ait

les pauvres,

eu de si bonnes loix, et ou elles aient été si bien observées. La religion, qui consistoit principalement à adorer et à sacrifier au Soleil.Non des victimes humaines---- mais des bétes et d'autres choses, a été la moins gátée, qu'il y ait cu parmi les Idolatres. Outre le Soleil, ils disoient qu'il y a. voit une autre Divinité. Ils parlvient de ce Diell, comme d'un étre invisible, dont la nature leur étoit inconale, et qui avoit créé le Soleil même et les étoiles. Ils croya oient aussi l'immortalité de l'ame, et aroient même une idée confuse de la résurrection, à ce que dit Garcilasso de la Vega.--Supposé que ce qu'il dit soit véritable, on peut dire qu'une Societé Idolatre comme celle-, étoit incomparublement meilleure que ne le seroit une societé d' Athées.--Ceux qui n'ont pas encore cette histoire seront charmez de l'excellente police des Peruviens, de la charité qu'ils doient pour

les reuves # les or. phelins, et de l'innocence de leurs moeurs, à les considerer comme des peuples destituez des lumiers de la Revelation. Il y aura même bien des gens, qui seront plus édifiez des Vertus Morales des Americains, destituez des lumieres

des Vertus Theologiques des Espagnols, qui sont, comme ils le croyjent, les meilleurs Chrétiens du monde.---Le Clerc, Bibl. Chois. V. p. 380.

Bayle, after having shewed us the worst side of Paganism, proceeds to insult Christianity, and to tell us that a nation consisting of true Christians must soon perish, and could not maintain itself against its irreligious neighbours, which doctrine is also retailed in that flagitious and detestable book called The Fable of the Bees. And how does this appear? Is it because Christianity makes a man a poltroon? He does not pretend to say that: but because, according to the gospel, self-defence is unlawful, stratagems in war are crimes, merchandizing is wickedness, and riches and

du Ciel, que

lionours

Ꮐ Ꮞ

« PreviousContinue »