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Sir Henry Wellesley to Lord Castlereagh.

Madrid, November 10, 1817.

My dear Lord—Since sending off my despatches, under date the 8th instant, M. de Pizarro has informed me that he has heard of Count Palmella's note having been received by the Plenipotentiaries of the Allied Powers at Paris, and that he expects that Spain will be invited to send a Plenipotentiary to treat with Count Palmella. He said that he could not possibly comply with such an invitation; that the engagement for the restoration of the territory to Spain, whenever the conditions of it were such as could be agreed to by this Court, must bo signed by him and by Count Palmella, after which he would be ready to send a Plenipotentiary to treat upon any other points which might require to be arranged between the two Courts.

I think that M. de Pizarro is extremely desirous of settling this business, but he wishes to have the credit of settling it himself. The great difficulty rests upon the time and mode of restoring the territory, upon which this Government is extremely obstinate. I should hope, however, that something might be conceded by both parties upon this point: and I really believe that an amicable arrangement might then be effected.

No intelligence has yet been received of the Russian squadron. The Russian Minister is at Cadiz. I send this letter by a courier which M. de Souza, who has received from M. de Pizarro a copy of the conditions which I transmitted to your lordship on the 8th instant, proposes to forward to-day to Count Palmella.

I have the honour to be, &c, H. Wellesley.

Lord Castlereagh to Lord Clancarty.

St. James's Square, November 11, 1817. My dear Clancarty—I have only time to write two lines, to say that you will receive by this mail all we can say or think

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on the important subject of reclamations, which you will communicate confidentially to M. de Nagell.

I have talked over with Lord Liverpool and the Duke of Wellington the request transmitted by you of money for the fortifications. The Duke, on his return, will enter upon the details on this subject, and report to us what he thinks will be absolutely wanting for next year. On his report the arrangements here will be made, and you may assure M. de Nagell that the same spirit of accommodation, which is the invariable rule of our policy in our intercourse with the Government of his Majesty the King of the Netherlands, will prompt us to do everything we can to meet their wishes on this occasion; and I have every reason to hope we shall be enabled to settle the business to our mutual satisfaction.

I am, &c, Castlereagh.

Sir Charles Stuart to Lord Castlereagh.

Paris, November 20, 1817.

My dear Lord—The suggestions in your lordship's letter of the 11th of November were the subject of direct communications on the part of my three colleagues to the Conference, by special couriers sent off in the beginning of this week.

Messieurs Rothschild called here, some days since, for the purpose of ascertaining if his Majesty's Government object to the intervention of their house for the purpose of effecting a settlement of all the claims against France which are brought forward, under the Convention of the 20th November, 1815, by the Powers whose Ministers do not take a part in the deliberations of the Conference. Though they assured me that the propositions they had already received and the good will of the Court of Prussia leave very little doubt in their minds of the practicability of this arrangement, the political consequences which may result from the separation of interests, to be feared in case such a plan should be carried into execution, induced me to recommend those gentlemen to suspend any negociation which they may have commenced upon this subject until the communications of their correspondents in England with his Majesty's Ministers should have given them a thorough knowledge of the opinions of my Government. It may, therefore, be expedient that I should hear from your lordship everything which passes upon the subject.

The Count de Goltz, in the Conference yesterday, mentioned that he had received intelligence, through one of the persons employed in his mission, that M. Oerthling, Chargé d'Affaires of the Duke of Mecklenburg, has obtained copies of all the Protocols of the Conference at Paris; and that there is reason to fear that gentleman, or some of his friends, propose to send them to England for the purpose of publication. Although this statement appears extremely vague, it has created considerable alarm in the Chanceries of the different missions; and they have joined in requesting me to seek, through his Majesty's Government, all the information it may be possible to obtain upon the subject.

Believe me, &c, Charles Stuart.

Extrait d'une Note de S. A. le Prince Chancelier d'Etat au Chargé dAffaires dEspagne à Berlin, Chevalier de Landaburru, en date de Gleinicke, le 20 Novembre, 1817.

Le soussigné Chancelier d'Etat a reçu le mémoire que M. le Chevalier de Landaburru lui a transmis sur la manière dont l'Espagne envisage la médiation qu'elle a demandée à la Prusse, comme à l'Autriche, la Russie, l'Angleterre, et la France, dans ses démêlés avec ses Colonies d'Amérique. Sans entrer dans les raisonnemens auxquels le mémoire peut donner lieu le soussigné se contente de déclarer au chevalier de Landaburru qu'en acceptant la médiation difficile mais importante que l'Espagne lui a demandée, sa Majesté a chargé en même tems ses ministres près des Cours Alliées, et particulièrement son ministre à Paris, de faire connoître aux intéressés ses idées

sur l'objet, la nature, et les moyens de cette médiation. Eu développant par ordre du Roi les principes qui guideront la Prusse, le soussigné est parti du point de vue, que l'Espagne, de concert avec les Alliés, veut offrir aux colonies comme base de la négociation un système de commerce et d'administration aussi libéral que juste, qu'une médiation impartiale et pacifique est la seule qui puisse mener au but, et que la situation des Puissances médiatrices puisse admettre; enfin que l'Espagne, fidèle à la marche qu'elle a suivie jusqu'ici, se prêtera à toutes les mesures préalables qui pourront assurer le succès de cette entreprise, et, traitant paternellement ses enfants égarés, ne placera sa dignité que dans ses efforts, pour faire cesser le plutôt possible les horreurs de la guerre, et amener une réconciliation durable.

Le Prince (FHardenberg, Chancelier d'État, à M. cTAlopéus.

Gleinicke, Novembre 22, 1817.

Le soussigné, Chancelier d'Etat, a reçu les communications intéressantes que M. d'Alopéus lui a faites, relativement à la médiation demandée par l'Espagne à la Russie et à ses Alliés, dans la guerre qu'elle soutient en Amérique contre ses colonies insurgées.

Ces dépêches prouvent que S. M. l'Empereur de Russie envisage cette grande et importante question, de laquelle dépend le maintien des vrais principes et la tranquillité des deux hémisphères, comme on pouvait l'attendre de la politique juste, généreuse et éclairée de la Russie.

L'Empereur reconnait que les malheurs et les crimes qui ensanglantent aujourd'hui l'Amérique sont en partie le rélsultat du système étroit et exclusif, et des maximes d'administration oppressives que l'Espagne a suivies jusqu'ici dans ses colonies; que le seul moyen d'y pacifier les troubles, et d'y rétablir l'ordre social sur ses véritables bases, est de substituer des principes d'une liberté sage et raisonnable aux principes opposés qui n'ont prévalus que trop longtemps; que c'est sur des bases

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pareilles que l'on peut asseoir l'espérance de voir l'Amérique accepter la médiation, et que d'autres bases conviendraient aussi peu aux Alliés qu'à l'Espagne et à l'Amérique, et répondraient mal à l'esprit libéral et juste de la politique actuelle de l'Europe.

On peut se flatter que le Roi d'Espagne sera d'autant plus frappé de ce langage, que c'est un Souverain qu'il regarde comme son ami particulier, qui le lui tient avec tout l'ascendant de la puissance et de la justice.

En acceptant la médiation invoquée par l'Espagne, le Roi s'est expliqué de la manière la plus positive dans le même sens, et a chargé le soussigné de déclarer, que la Prusse, également jalouse de rendre à l'Espagne ses droits sur ces colonies et d'assurer à ces colonies elles-mêmes des droits qu'elles réclament à juste titre, désirant d'y appuyer l'une sur l'autre l'autorité et la liberté, ne pouvait accorder son intervention, ni en attendre du succès, qu'à condition que l'Espagne commençât par offrir un armistice, promettant l'amnistie aux insurgés, et leur annonçât un système de commerce et d'administration assorti à leurs besoins, et conforme à leurs vœux.

Le soussigné a donné, en conséquence, aux ministres du roi près des Cours Alliées l'ordre de parler et d'agir dans ce sens, et de communiquer à tous les intéressés dans cette grande affaire le point de vue sous lequel sa Majesté l'envisage.

Le roi a été charmé de voir que dans cette occasion, comme dans tant d'autres, sa pensée a rencontré celle de l'Empereur— concordance heureuse à laquelle il est trop accoutumé pour en être surpris, mais dont les preuves lui causent toujours un nouveau plaisir.

Il n'y a qu'un point sur lequel le roi ne saurait partager les idées de son auguste allié. Il parait, que dans le cas où les colonies Espagnoles refuseraient la médiation, ou les conditions raisonnables que les médiateurs leurs proposeront sa Majesté l'Empereur ne serait pas éloignée d'employer la force, pour faire triompher le droit en Amérique, et d'assurer à l'Espagne

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