Page images
PDF
EPUB

desire that you will deliver over to Mr. Bagot the originals of the official correspondence in your possession, and also that you will furnish him with such other information respecting the state of affairs in the United States as may be useful in promoting his Majesty's interests, and which your experience and knowledge of that country may have enabled you to obtain.

I have now the pleasure to acquaint you that I am commanded by his Royal Highness the Prince Regent to signify to you his Royal Highness's entire approbation of the zeal and ability with which you have conducted yourself during the period in which the affairs of his Majesty's mission in the United States have been entrusted to your charge.

I am, &c., BATHURST.

Note Confidentielle.

Paris, le [blank] Novembre, 1815. Les soussignés Ministres des Cabinets Alliés, en adressant à son Excellence Monsieur le Duc de Richelieu le projet de Traité principal, ainsi que ceux des Conventions particulières qui l'accompagneront, ont l'honneur d'ajouter à ces communications les observations suivantes.

Il n'échappera pas à Monsieur le Duc de Richelieu que les soussignés ont eu constamment en vue, dans la rédaction de ces différens Actes, d'éviter tout ce qui auroit pu blesser le Gouvernement Français, ou faire une impression défavorable sur le public de France.

Cependant, comme, d'un autre côté, les devoirs que les soussignés ont à remplir envers leurs Souverains leur préscrivent de ne pas négliger les précautions propres à prévenir des doutes et des incertitudes que le texte de quelques uns des articles, tel qu'il est à présent, pourroit faire naître, ils ont cru devoir préciser le sens qu'ils attachent aux dits articles, en réunissant dans une Note confidentielle les explications qui leur ont paru nécessaires pour obvier au dit inconvénient.

La première de ces explications se rapporte au dernier paragraphe de l’Article V. du Traité principal. La durée de l'occupation militaire n'est limitée, dans ce paragraphe, que par les considérations politiques qui ont motivé cette mesure. Mais attendu qu'il est expressément dit dans le paragraphe 6 de l’Annexe ci-jointe du Procès Verbal du 13 Octobre, “que si, au bout de trois ans, la situation des choses est telle que les Puissances ne se trouvent pas dans le cas de prolonger l'occupation militaire par les motifs politiques, cette occupation sera réduite à une échelle proportionnée aux sommes qui resteront encore à acquitter sur l'indemnité pécuniaire, et la France pourra la faire cesser entièrement, en acquittant le restant de l'indemnité, soit en valeur réelle soit par des arrangemens qui seraient jugés par les Alliés l'équivalent d'un payement effectif,” et que le dit Procès Verbal, signé par son Excellence Monsieur le Duc de Richelieu, est considéré par les soussignés comme parfaitement obligatoire dans toute ses clauses. Ils déclarent que quoique la disposition qu'ils viennent de rappeler ne soit pas énoncée dans l'Article V. du Traité principal, elle n'en sera pas moins regardée comme partie intégrale de cet Article.

Les explications à ajouter à la Convention Militaire se rapportent aux Articles suivants :

1. À l’Article II. Les soussignés ont entendu par cet Article que tout ce qui regarde l'entretien de l'armée d'occupation sera réglé conformément aux dispositions du Procès Verbal du 13 Octobre; et que s'il est au pouvoir des Alliés de diminuer la force de cette armée, et d'opérer par cette mesure une réduction des dépenses dans la partie de l'entretien que la France doit fournir en nature, la somme à payer par le Gouvernement Français à titre de solde sera augmentée dans la même proportion, afin de rembourser aux Puissances dans des termes plus rapprochés le surplus de dépense que la perte de la solde leur aura causée pendant la première année-bien entendu toutefois que la France. ne payera pas au-delà de cent et trente millions par an pour la solde et les subsistances réunies de l'armée d'occupation.

2. À l'Article III. et final, on s'est borné à dire dans cet Article que le Gouvernement Français se concertera avec le Général en Chef de l'armée Alliée sur les moyens d'assurer les différens services énoncés dans les Articles II. et III. de la Convention. Cependant les soussignés ont entendu par cette rédaction que si, contre toute attente, les autorités Françaises se refusoient à faire droit aux réclamations, que le Général en Chef de l'armée Alliée leur auroit adressées à cet égard, ce général seroit autorisé à recourir à des mesures militaires pour assurer dans les départemens occupés par les troupes sous ses ordres l'exécution des dites stipulations.

3. A l'Article III. & 2. Par rapport aux places énumérées dans ce paragraphe, dans lesquelles le Gouvernement Français tiendra garnison, il doit être entendu que les troupes et les transports militaires de l'armée Alliée auront le droit de passer librement auprès de ces places.

A l'Article IV. paragraphe avant-dernier, commençant par les mots, “S'il parvenoit à la connoissance du Général en Chef," &c., il doit être entendu que le Général en Chef de l'armée Alliée aura le droit d'envoyer, de tems en tems, des officiers dans les dites places, afin de vérifier et de constater que les stipulations qui les regardent sont exactement remplies.

Les soussignés prient son Excellence Monsieur le Duc de Richelieu, Ministre et Secrétaire d'État de sa Majesté très Chrétienne, de leur donner acte des Explications et Déclarations contenues dans cette Note.

Les Ministres des Cabinets Alliés ont l'honneur de renouveler à son Excellence l'assurance de leur haute considération.

Mr. John Bramsen to Lord Castlereagh.

Sackville Street, London, December 2, 1815. My Lord-It is with the highest deference and respect I venture to entreat your lordship's perusal of the accompanying

letter, which contains the outline of a tour which I performed during the last two years, accompanied by a gentleman of rank in this country.

My principal object was to ascertain the sentiments which existed towards Great Britain at the various capitals at which we sojourned. I am sensible of the disadvantage I labour under in presenting myself to your lordship’s notice; but I cherish a hope that, in the liberality of your lordship’s mind, I shall meet with that indulgence to which the gratitude and affection I bear towards the British Government, created by a residence of the greater part of my life under it, may give me some claim.

I request your lordship will accept the enclosed letter, as a testimony of my earnest desire to render myself personally useful to his Majesty's Government, as also of my readiness to afford your lordship any further information on the several points herein mentioned.

I have the honour to be, &c., JOHN BRAMSEN.

[Enclosure.] I embarked from Scotland for Göttenburg, and travelled through Sweden to Stockholm. In Sweden it appeared that two parties existed. The merchants and second class of people were in favour of the Crown Prince; the nobility and the army, with few exceptions, were inimical to him. The exKing of Sweden (now Count of Gottorp) is spoken of by the two latter classes with enthusiasm. The general feeling in the higher circles, who dare pronounce an opinion, and who observed with a watchful eye the Crown Prince's conduct during the war, when Sweden took an active part, was that Bernadotte had an inclination to favour Napoleon's views, had it not been for the fear of appearing to compromise the Swedish Crown, and thereby sacrifice his own interests. It appeared that the proposed contingent, on the part of Sweden, towards the general alliance, was a subterfuge, to obtain from the

VOL. XI.

British Government the subsidies and the possessions lately ceded by Denmark, in order to ensure, at the same time, the friendship of the Allies and ultimately his succession to the throne of Sweden.

The merchants held forth that it was owing to the Crown Prince that Sweden obtained the peace with England and the revival of their commerce, which not only supports the Government, but contributes highly to the support of the lower class of citizens. The inhabitants of Sweden are generally poor, very little specie in circulation--in short, little else is seen but paper money.

The Swedes are very friendly disposed towards the English, individually, and, as a nation, they fear them. Their navy is well manned, and the officers respectable and well-informed ; but their army the reverse. Though the Crown Prince (who is generally thought on the Continent a better drill-sergeant than general) takes great care of it, the officers look poor and badly equipped: they are generally young noblemen of the country, possessing little information.

From Sweden, I passed through Stralsund to Berlin. The inhabitants of Stralsund complained bitterly of Sweden : an English garrison was there; the French were every hour expected. The Duke of Mecklenburg-Schwerin and the whole Court were in the town, flying from their residence; and the English turned out, expecting the French every hour, till General Walmoden defeated them, and forced them, under Marshal Ney, to retire. The inhabitants complained that the Crown Prince had no garrison or troops to defend them, and that, without the English, they should be again given up to the French.

It is impossible to describe the patriotism that existed in Berlin. Every man volunteered as a soldier; the ladies offered their trinkets in aid of defraying the expenses of the war. The Princesses attended the Hospital. The hatred against the French was universal, and the English were

« PreviousContinue »