Revue des Pyrénées, Volume 20

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Julien Sacaze, Felix Garrigau
E. Privat., 1908 - Pyrenees
 

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Page 27 - Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants, Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, — Et d'autres, corrompus, riches et triomphants, Ayant l'expansion des choses infinies, Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens, Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
Page 26 - La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers.
Page 334 - Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs, Tout petit Prince a des Ambassadeurs, Tout Marquis veut avoir des Pages.
Page 248 - Mon cousin, le mécontentement que me causent vos .services me force à vous exiler à Chanteloup, où vous vous rendrez dans vingt-quatre heures. Je vous aurais envoyé beaucoup plus loin, si ce n'était l'estime particulière que j'ai pour madame la duchesse de Choiseul dont la santé m'est fort intéressante; prenez garde que votre conduite ne me fasse prendre un autre parti. Sur ce je prie Dieu, mon cousin...
Page 248 - Je vous aurais envoyé beaucoup plus loin, si ce n'était l'estime particulière que j'ai pour madame la duchesse de Choiseul dont la santé m'est fort intéressante. Prenez garde que votre conduite ne me fasse prendre un autre parti. Sur ce, je prie Dieu, mon cousin, qu'il vous ait en sa sainte garde.
Page 80 - Ne trouve point d'exemple aux siècles les plus vieux. Amour et la nature admirent la durée Du feu de mes désirs et du feu de tes yeux. La beauté qui te suit depuis ton premier âge, Au déclin de tes jours ne te veut pas laisser, Et le temps, orgueilleux d'avoir fait ton visage, En conserve l'éclat et craint de l'effacer.
Page 79 - Cloris, que dans mon cœur j'ai si longtemps servie Et que ma passion montre à tout l'univers, Ne veux-tu pas changer le destin de ma vie Et donner de beaux jours à mes derniers hivers?
Page 80 - Et l'hiver de ta vie est ton second printemps. Pour moi, je cède aux ans ; et ma tête chenue M'apprend qu'il faut quitter les hommes et le jour. Mon sang se refroidit. Ma force diminue ; Et je serais sans feu, si j'étais sans Amour. C'est dans peu de matins que je croîtrai le nombre De ceux à qui la Parque a ravi la clarté.
Page 80 - Mon amour se cacha pour plaire à ta vertu. Je sais de quel respect il faut que je t'honore , Et mes ressentiments ne l'ont pas violé. Si quelquefois j'ai dit le soin qui me dévore, C'est à des confidents qui n'ont jamais parlé.
Page 30 - Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste Qui berce longuement notre esprit enchanté, Et le riche métal de notre volonté Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

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