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LADY PERCY.

In faith,

Lady Percy.
I'll know your business, Harry, that I will.
I fear my brother Mortimer doth stir
About his title; and hath sent for you,
To line his enterprise: But if you go,

Hotspur. So far afoot, I shall be weary, love.

Lady Percy. Come, come, you paraquito, answer me
Directly to this question that I ask.
In faith, I'll break thy little finger, Harry,
An if thou wilt not tell me all things true.
Hotspur.

Away,
Away, you trifler!—Love! I love thee not,
I care not for thee, Kate; this is no world
To play with mammets, and to tilt with lips :
We must have bloody noses, and crack'd crowns,
And
pass
them current too,—Gods me, my

me, my horse! What say'st thou, Kate? what wouldst thou have with me?

Lady Percy. Do you not love me? do you not indeed ? Well, do not then; for since you love me not, I will not love myself. Do you not love me? Nay, tell

me,

if

you speak in jest, or no.
Hotspur. Come, wilt thou see me ride?
And when I am o' horseback, I will swear
I love thee infinitely. But hark you,
I must not have you henceforth question me
Whither I go, nor reason whereabout:
Whither I must, I must; and, to conclude,
This evening must I leave you, gentle Kate.
I know you wise; but yet no further wise
Than Harry Percy's wife: constant you are;
But yet a woman: and for secrecy,
No lady closer; for I well believe,
Thou wilt not utter what thou dost not know;
And so far will I trust thee, gentle Kate!

Lady Percy. How! so far?
Hotspur. Not an inch further. But hark

Kate;

you,

Kate:
Whither I

go,
thither shall

you go too;
To-day will I set forth, to-morrow you.—
Will this content you, Kate?
Lady Percy.

It must, of force.

KING HENRY IV., Part 1.-Act II, Scene III.

LADY PERCY.

Lady Percy. Méchant que tu es ! Je veux savoir de quoi il s'agit, Henri; je veux le savoir. Je crains que mon frère Mortimer ne se prépare à faire valoir ses droits, et ne t'ait envoyé chercher pour appuyer son enterprise; mais si tu vas—

Hotspur. Si loin à pied, je me fatiguerai, mon amour.

Lady Percy. Allons, allons, répondez directement à la question que je vous fais. Je te briserai le petit doigt, Henri, si tu ne me dis pas

la vérité tout entière.

Hotspur. Laisse-moi, laisse-moi, petite joueuse !—Moi, t'aimer !—je ne t'aime pas; je ne me soucie guère de toi, Catherine. Ce n'est pas le moment de s'amuser avec des poupées et de jouer der lèvres. Ce sont des figures en sang, des têtes cassées qu'il nous faut; voilà maintenant la seule monnaie qui ait cours. — Allons, mon cheval.—Que dis-tu, Catherine ? que me veux-tu ?

Lady Percy. Est-ce bien vrai que tu ne m'aimes pas ? dis-le-moi! allons, soit. Puisque tu ne m'aimes pas, je ne m'aimerai plus moimême. Est-ce que tu ne m'aimes pas ? dis-moi si c'est pour plaisanter, ou si tu parles sérieusement.

Hotspur. Allons, veux-tu me voir monter à cheval ? Je te promets qu'une fois à cheval, je te jurerai un amour sans fin. Mais écoute, Catherine; désormais ne me demande plus ni où je vais ni ce que je me propose de faire. Je vais où je dois aller; et pour en finir, il faut que je te quitte ce soir, ma chère Catherine. Je te connais pour une personne sensée; mais tu ne l'es qu'autant que peut l'être la femme de Henri Percy. Tu es constante; mais tu es femme. Quant à la discrétion, nulle femme n'en a plus que toi; car je suis fermement convaincu que tu ne révéleras pas ce que tu ignores; et voilà jusqu'où ira ma confiance en toi, ma chère Catherine.

Lady Percy. Comment! jusque-là ?

Hotspur. Pas un pouce au delà. Mais écoute-moi, Catherine; là où j'irai, tu iras aussi. Je pars aujourd'hui, tu partiras demain.-Es-tu contente, Catherine ?

Lady Porcy. Il le faut bien.

HENRI IV.--Iere Partic.Acie II. Scène III.

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