Les Avadânas, contes et apologues indiens, tr. par S. Julien, Volume 3

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Popular passages

Page 96 - C'est un portrait de famille, repartit le gouverneur; il renferme un mystère de la plus haute importance. Conservez religieusement cette peinture, et gardez-vous surtout de la montrer à qui que ce soit. Mais quand votre fils sera devenu grand, si Chen-k'i ne lui donne aucune marque d'intérêt, renfermez votre secret au fond de votre cœur, et attendez jusqu'à ce qu'on vous signale un magistrat sage, intègre et d'une rare pénétration. Vous lui présenterez cette peinture, et, après lui avoir...
Page 89 - Le vieillard ayant pris plusieurs médicaments sans éprouver aucune amélioration , le docteur lui ouvrit la veine ; puis il annonca que les ressources de l'art étaient impuissantes, et que le malade n'avait pas deux jours à vivre. A cette nouvelle, Ni-chen-k'i vint plusieurs fois jeter un coup d'œil, et s'assurer de la véracité du médecin. Voyant que l'état du vieillard empirait d'heure en heure, il resta convaincu qu'il ne relèverait pas de cette maladie. Alors il se mit à faire du bruit...
Page 133 - Pa-han, étant une fois en tête-à-têle avec Lieou-chi, lui conseilla de se défaire de Tchao , afin de pouvoir vivre ensemble comme mari et comme femme, mais elle s'y était constamment refusée. « Un jour que Tchao revenait de travailler en ville, il l'emmena adroitement dans un cabaret, et l'enivra de la manière la plus complète. Ensuite, il l'entraîna au bord du fleuve Jaune , et après lui avoir fracassé la tête avec une pierre, il le précipita au milieu du courant. Le cadavre s'enfonça...
Page 150 - Chacun d'eux, riant en lui-même, profila de cette bonne fortune pour faire diverses emplettes de fantaisie, se réservant bien d'examiner le lendemain la tournure que prendrait l'affaire et de se conduire en conséquence. « Un fils aîné se laisse ordinairement guider par des vues d'intérêt , mais, quand il aurait pour belle-mère une femme du second rang, qu'il se garde de la traiter avec une dureté tyrannique. Aujourd'hui Chen-k'i achète au poids de l'or l'appui de ses parents et de ses...
Page 33 - ... n'est pas prudent de rester ici. Tout est à craindre de la part de Liu-pou. . — Demain je vous remmène dans la ville de Meï-ou. Vous y trouverez le bonheur. — Ce séjour offre-t-il une entière sécurité? — La ville de Meï-ou renferme des vivres pour vingt ans, et en dehors sont rangés plusieurs millions de soldats. Si je réussis à m'emparer du trône, vous serez impératrice; si je n'y réussis pas, vous serez la femme de l'homme le plus riche et le plus puissant de l'empire. Je...
Page 119 - Pourquoi, ma mère, ne point aller trouver un magistrat à qui vous ferez connaître cette inégalité révoltante ? Sa décision fixera nos droits et mettra un terme à nos justes regrets. » Meï-chi, se voyant sans cesse importunée par son fils, ne put garder plus longtemps le secret qu'elle renfermait depuis longtemps dans son sein. « Mon fils, lui dit- elle, gardez-vous de douter de l'authenticité du testament. Il est bien vrai que le gouverneur l'a écrit en entier de sa main. Vous voyant...
Page 56 - répondit Liu-pou. Wang-yun ordonna à Hoang-fou-song et à Li-sou d'accompagner Liu-pou. Liupou prit avec lui cinq mille hommes et marcha en toute hâte vers la. ville de Meï-ou. Tong-tcho avait quatre généraux qui lui étaient dévoués de cœur : c'étaient Li-kio , Kou-ssé, Tchong-si et Fan-tcheou ; ils gardaient la ville de Meï-ou avec trois mille soldats d'élite, et recevaient de lui de riches traitements. Dès qu'ils apprennent que Tong-tcho est tué et que Liu-pou s'avance avec une...
Page 171 - Nom d'un oiseau aquatique. et ne serait point devenu la fable du public. Cet exemple prouve que ceux qui emploient la ruse et l'artifice , trouvent encore des gens plus adroits et plus habiles qu'eux, et qu'en cherchant à nuire aux autres, on se nuit souvent à soimême. Parlons maintenant de Meï-chi et de son fils. Le lendemain matin, ils se rendirent à la préfecture pour aller remercier le seigneur Teng. Celui-ci , prenant le portrait du gouverneur, y recolla le testament, et le remit à Meï-chi.
Page 49 - Le lendemain, dès la pointe du jour, tous les grands dignitaires vinrent le recevoir. Liu-pou fut un des premiers à le féliciter « Seigneur, lui dit-il, demain vous devez n'entrer dans la ville qu'après vous être baigné et avoir pratiqué une abstinence sévère , si vous voulez recevoir la succession d'une dynastie qui est destinée à fleurir pendant dix mille générations.
Page 248 - En songeant sans cesse, à votre bonne intelligence et à l'heureuse activité qui vous anime, nous pourrons reposer en paix auprès des neuf fontaines qui arrosent le sombre empire. » Les deux fils, fondant en larmes, recurent à genoux ces dernières instructions. Lieou et sa femme languirent encore pendant deux jours, mais le troisième ils avaient fermé les yeux. Nous essayerions en vain de peindre la douleur des deux frères. Ils pleurent, ils gémissent, ils accusent le ciel et la terre ;...

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