Les soirées amusantes, ou recueil choisi de nouveaux contes moraux, Volume 11785 - French fiction - 1005 pages |
Common terms and phrases
affez afile ainſi alloit Almamoulin amour Ariſtée auffi auroit auſſi avoient avoit Azéma beſoin bonheur Braddock c'eſt c'étoit Carite Caroline choſes Conte converſation d'Erly devoit diſcours diſoit dit-il Dorménon enfin épouſe eſprit eſt étoient étoit faifoit fans Florimel graces homme Hortenſe inſtant j'ai jeune Joinval jour juſqu'à l'amitié l'amour laiſſa Lélio Lénidor Lorenço lorſque Madame de Mérival maiſon maniere Melcour Mélidor Ménélas ment Merſenil Milet Morbrock n'avoit n'eſt naiſſance oncle Onotama Orette Oriphile parens paſſer perſonne Pétronille plaifir plaiſirs pluſieurs Policléas pouvoit préſent preſque reſte richeſſes Roſe roſeaux ſa femme ſa fille ſa fortune Saint-Leu ſang ſans ſans doute ſanté ſe trouva ſecret ſens ſenſible ſentiment ſeroit ſervir ſes ſeul ſeule Sinville ſituation ſon ami ſon cœur ſon fils ſon pere ſont Sophronime ſous ſouvent ſpectacle ſtatue ſuccès ſuis ſur ſa ſur ſon Surival ſurpriſe Tayo tendre tendreſſe Théreſe Ubaldi Vernouillet vouloit Zelmire
Popular passages
Page 217 - Par exemple , les douceurs qu'il devoit lui dire , c'étoit de lui communiquer , tantôt une lettre de remerciaient de la part de quelque malheureux qu'il auroit fecouru prefque fans examen , tantôt quelque autre chofe du même genre; l'éloge de quelque brave militaire qui avoit bien fervi l'état, avoit auprès d'elle la valeur d'un compliment fait à la beauté ; on lui tenoit compte d'un falut gracieux, d'un honnête propos adreffe à quelque jolie femme ; & la récompenfe étoit toujours prête.
Page 29 - ... peu d'argent. Cet homme là vous attrifte , dit Aftarot ? Regardez par ici. Et en même temps il lui fit voir un homme riche , & fort ennuyé. Cela ne parut pas extraordinaire à Surival ; ce qui l'étonna davantage , ce fut de l'entendre , à la faveur de fon cornet , fe plaindre à -peu -près en ces termes : je regorge de biens, & je fuis loin d'être content ! C'eft de la gloire qu'il me faudroît ; je voudrois avoir la réputation d'un grand homme, & je n'ai que celle d'un homme riche.
Page 23 - N'eft-ce pas là un charlatan , demanda Surival? Point du tout, lui répondit fon ami, il feroit parfaitement capable d'extirper la loupe que vous venez de voir , fi l'on s'adreflbit à lui pour cela; mais il meurt de faim , parce qu'il ne trouve pas de malades; & notre malade enrage, parce qu'il ne trouve pas de Médecin : vous voyez que cela vient faute de s'entendre. S'ils s'étoient adrefles l'un à l'autre, le premier feroit guéri, & l'autre auroit de quoi dîner.
Page 208 - Manaiïus aimoit les hommes, & par conféquent il n'aimoit point la guerre. Un jour il s'apperçut que Lénidor , ayant trouvé par hafard fous fa main une épée, s'en étoit faifi , avec ardeur, & ne vouloir plus la quitter. A cette vue , l'indignation & la terreur s'emparèrent de Manaiïus ; & le lendemain de grand matin , nouveau bulletin en campagne.
Page 25 - Surival ému par un fentiment qu'il prit pour un fîmple mouvement de pitié ; hélas ! qu'a donc cette charmante enfant ? Elle a befoin d'être aimée , dit Aftarot. Tout en parlant il dérangea la lunette , & Surival fut bien étonné de voir un...
Page 315 - ... l'Anglois & le François font en guerre dans ce moment-ci; chez ces deux peuples rivaux les bons Citoyens forment divers projets. L'un arme des vaifleaux ; l'autre court lui - même affronter les périls de la mer ; un autre y envoie fes propres fils; moi , j'ai voulu effayer une hoftilité d'un genre tout nouveau, & je me fuis fervie des armes que la Nature m'avoit données. Mes yeux ont attaqué votre cœur; ils l'ont vaincu , je fuis contente. Il ne me manque plus que de donner devant vous...
Page 311 - Morbrock fe retira bien furpris d'avoir été refufé. En quittant Sinville , il revint auprès de Madame de Mérival. Il la trouva plus aimable , car elle cherchoit à lui plaire ; & il fortit de chez elle plus amoureux. Il ne tarda pas à s'y remontrer; ce dernier entretien ne fit que l'enflammer davantage , & c'étoit-là ce que vouloit Madame de Mérival. Enfin il fit reparler fon amour ; mais cet amour n'ofa reparoître que fou« la fauve-garde de l'hyménée : il n'ofa propofer fa fortune qu'avec...
Page 217 - Dès le commencement elle lui avoit prefcrit la maniere dont il devoit lui faire fa cour ; & elle avoit arrangé fon plan de façon que Lénidor fe corrigeât par les mêmes moyens qu'il employeroit pour lui plaire. Par exemple , les douceurs qu'il devoit lui dire...
Page 204 - Il eut au moins aiïez de jugement pour fe méfier de fon cœur & de fon efprit. Il choifit un Inftituteur à fon fils; il vouloir, à quelque prix que ce fût , faire de ce fils un fort bon fujet. ; On va voir fi le maître qu'il avoit choifï étoit propre à remplir fes vues.
Page 44 - J'ai cru devoir prendre la fuite ; & n'emportant rien avec moi , de peur d'éveiller le foupçon & de rendre ma fortie plus difficile , je me fuis échappée dès le grand matin.. Ne fachant où porter mes pas, n'ayant pas même de quoi acheter un...


