Essai historique, géographique et politique sur Indoustan: avec le tableau de son commerce : ce dernier pris dans une année moyenne, depuis 1702 jusqu'en 1770, époque de la suppression du privilège de l'ancienne Compagnie des Indes Orientales, Volume 2

Front Cover
Pougin, 1807 - French - 447 pages
 

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 53 - Chaye. annuelle. On la cultive dans les terres légères et sablonneuses : elle vient aussi naturellement dans les contrées des côtes orientales de la presqu'île en deçà du Gange , nommée par les géographes Indous , partie méridionale de l'Inde ; ce qui semble prouver que cette plante est indigène à ce pays. Elle ressemble aux...
Page 417 - République une et indivisible. « Le ministre de la marine et des colonies, au citoyen « Sottin , ministre de la police générale , à Paris.
Page 56 - Les racines de ce végétal ont quelquefois jusqu'à deux pieds de longueur : on préfère , pour l'usage des teinr turcs fines , celles des plantes qui ne donnent que des racines de huit à dix pouces : l'expérience a prouvé que les petites avaient plus de vertu que les longues : elles sont toutes pivotantes , grosses comme celles du chiendent , et forment une touffe épaisse tout autour de celle de la...
Page 84 - J'ajouterai encore avant de terminer cernémoire le procédé des Indous pour la peinture des chites. Ils commencent par dessiner tous les contours avec une liqueur préparée comme il suit : de l'eau de riz aigrie, du myrobolan en poudre et de la limaille de fer ; après la dissolution , on y mêle de la décoction épaissie de chaye : ensuite ils étendent sur la toile , excepté sur les parties qui doivent être teintes en rouge ou en violet ( couleur composée du rouge et du bleu ) , un enduit...
Page 56 - ... de huit à dix pouces : l'expérience a prouvé que les petites avaient plus de vertu que les longues : elles sont toutes pivotantes , grosses comme celles du chien-dent , et forment une touffe épaisse tout autour de celle de la plante. Elles sont jaunâtres quand elles sont fraîchement cueillies , et deviennent couleur de paille en se desséchant : alors elles donnent à l'eau par décoction , une légère nuance de rouge : en les arrachant de terre , on les secoue pour en faire tomber la...
Page 51 - Sur trois livres de poudre de cette racine , On met environ dix pintes d'eau de puits tiède , on agite ce mélange avec une spatule de bois blanc , dont on a fait soigneusement dégorger toute la sève, en la mettant tremper pendant quelques jours dans de l'eau de chaux. Cette décoction ne donnerait qu'une nuance terne, sans ton de couleur , et qui ne serait pas agréable : mais elle sert à aviver , à fixer la couleur rouge du bois de sapan , ainsi que tou-» tes les couleurs violettes, vertes,...
Page 54 - ... à pein'e , de forme ovale, applatie, couverts de poussière. Lorsque les pétales sont tombées , il leur succède une petite capsule oblongue , un peu applatie , renfermant une sentence rougeâtre de la grosseur de celle du tabac.
Page 52 - ... couleurs violettes , vertes , jaunes et même celle de l'indigo. On plonge la toile ou le fil dans 'cette décoction , qu'on tient sur le feu à un, degré de chaleur que la main peut supporter ; on tourne le fil et l'étoffe en tout sens, pendant une demi-heure, afin qu'il en soit bien pénétré ; on augmente le feu jusqu'à ce que les mains ne puissent plus soutenir la chaleur; alorson laisse refroidir la liqueur , et on retire l'étoffe.
Page 57 - Si on y mêle de l'eau de chaux, la teinture prend une couleur rougeâtre. Les vases de terre cuite , car ce n'est que dans ceux-là que l'on fait de la décoction de racine de chaye , se trouvent enduits d'un vernis qui a une nuance violette assez belle. On voit par tout ce que je viens de dire, que la racine de cette plante ne pouvant pas communiquer par elle-même la couUnr rouge aux étoffes , n'est employée dans la teinture que comme avivage et comme propre à fixer les couleurs.
Page 50 - Voici comment cela se fait. On réduit les racines en poudre impalpable dans un mortier de granit et non de bois , pour la teinture du fil ; on les brise pour la peinture des chites : la préférence que l'on donne au premier est expressément recommandée par les teinturiers Indous. Ils préten-*dent que le bois nuirait à la vivacité des couleurs , et à la propriété de la racine , que l'on .est obligé d'humecter légèrement pour la réduire en poudre ; et ce n'est pas sans fondement : l'eau...

Bibliographic information