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AVERTISSEMENT.

M. Lenoir est mon bienfaiteur: je le dis d'avance à ceux qui liront cette seconde partie. Mais je sais que des motifs particuliers de reconnaissance ne suffisent pas pour autoriser l'éloge d'un homme public; et c'est sur les preuves les moins équivoques, que je crois pouvoir vanter la bonté naturelle et l'équité de ce magistrat sensible qui, pour faire du bien, se met au-dessus des préjugés et même des clameurs. Qu'on ne lui impute donc point les iniquités que je vais dévoiler. Si M. Lenoir ne regarde pas d'assez près à l'administration de ces maisons de douleur et d'oppression dont il est l'inspecteur, c'est une faute; mais c'est plutôt celle des circonstances que la sienne: il est trop surchargé ; telle partie, capable d'occuper un homme tout entier, n'est qu'un point dans la masse de ses devoirs et de ses fonctions ; il se voit donc forcé de donner beaucoup à la routine des bureaux. D'ailleurs le commissaire départi pour l'administration des prisons d'état, est fort loin de pouvoir changer arbitrairement les méthodes reçues : il ne peut que rapporter, proposer et demander. Je crois M. Lenoir incapable de taire la vérité, quand elle frappera ses regards; et voilà pourquoi je lui ai dédié cette partie de mon ouvrage, lequel, à ce que j'espère, prouvera suffisamment combien l'adulation est loin de mon caractère et de mes principes. Au reste, ce magistrat, quelque fortuné que ses vertus et ses talents méritent et lui promettent, ne pourra probablement plus rien pour moi, au moment où ce livre sera publié: mon hommage est donc uniquement fondé sur mon respect pour sa personne.

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