Histoire de la littérature française depuis la renaissance jusqu'à la fin du XVIIe siècle

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A. Lemerre, 1877 - French literature - 502 pages
 

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Page 157 - Plus me plaist le séjour qu'ont basty mes ayeux, Que des palais romains le front audacieux : Plus que le marbre dur, me plaist l'ardoise fine. Plus mon Loyre gaulois, que le Tybre latin, Plus mon petit Lyre, que le mont Palatin Et plus que l'air marin, la douceur angevine.
Page 382 - J'aurais voulu faire voir qu'elle se tient partout dans les bornes de la satire honnête et permise; que les plus excellentes choses sont sujettes à être copiées par de mauvais singes...
Page 451 - C'eSt un avis des dieux. Pendant l'humain séjour, Ce vizir quelquefois cherchait la solitude; Cet ermite aux vizirs allait faire sa cour. » Si j'osais ajouter au mot de l'interprète, J'inspirerais ici l'amour de la retraite : Elle offre à ses amants des biens sans embarras, Biens purs, présents du Ciel, qui naissent sous les pas.
Page 114 - C'est, comme dict Platon, lib. ij de Rep., la beste du monde plus philosophe. Si veu l'avez, vous avez peu noter de quelle dévotion il le guette, de quel soing il le guarde, de quel ferveur il le tient, de quelle prudence il l'entomme, de quelle affection il le brise, et de quelle diligence il le sugce.
Page 156 - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage...
Page 142 - Qui veut voler par les mains et bouches des hommes doit longuement demeurer en sa chambre; et qui désire vivre en la mémoire de la postérité doit, comme mort en soi-même, suer et trembler maintes fois, et autant que nos poètes courtisans boivent, mangent et dorment à leur aise, e,ndurer de faim, de soif et de longues vigiles. Ce sont les ailes dont les écrits des hommes volent au ciel.
Page 170 - Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et fantôme sans os Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain: Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie!
Page 62 - Droit à 1'estable où deux chevaux trouva; Laisse le pire, et sur le meilleur monte, Pique , et s'en va. Pour abréger le compte , Soyez certain qu'au partir dudit lieu N'oublia rien , fors à me dire : Adieu.
Page 436 - M. de Turenne a eu, dès sa jeunesse, toutes les bonnes qualités, et il a acquis les grandes d'assez bonne heure. Il ne lui en a manqué aucune que celles dont il ne s'est pas avisé. Il avait presque toutes les vertus comme naturelles; il n'a jamais eu le brillant d'aucune.
Page 326 - Si quelqu'un me reprend que mes vers eschauffez Ne sont rien que de meurtre et de sang estoffez, Qu'on n'y lit que fureur, que massacre, que rage, Qu'horreur, malheur, poison, trahison et carnage...

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