La valise trouvée, Volume 2

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Prault, 1740 - 176 pages
 

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Popular passages

Page 280 - ... sur leurs genoux, pour essuyer leurs yeux dans les endroits touchants. Je me souviens surtout qu'il y avoit au quatrième acte une scène où elles fondoient en pleurs, et qui, à cause de cela, fut appelée la Scène des Mouchoirs.
Page 67 - La première fois que j'entrai dans ce dernier café, je fus extrêmement étonné de voir ce que j'y vis et des discours qui frappèrent mes oreilles. Je m'approchai d'abord d'une table autour de laquelle trois ou quatre hommes parloient avec beaucoup de vivacité. C'étoient des philosophes qui commençoient à disputer, et qui avoient déjà l'air furieux.
Page 282 - Messieurs, nous )> sommes assez surpris que vous receviez aujour» d'hui si mal une pièce que vous avez applaudie )) pendant le carême ». Dans ce moment on entendit une voix qui prononça ces paroles : Les siffleurs étoient à Versailles, aux sermons de l'abbé Boileau.
Page 63 - Siroës et Mirame : ce ne sera pas le premier mauvais livre que j'aurai fait imprimer, ni, s'il plaît à Dieu, le dernier...
Page 10 - C'est vainement que Molière", leur disciple et leur rival, vous offre ses leçons; vous ne réussirez point. Le goût est corrompu; il n'ya plus de comique dans les comédies; tout y est sérieux.
Page 69 - ... & l'intérêt des Princes. Ce qu'il ya de plaifant , c'eft que cet original vouloit paroître n'ignorer aucune nouvelle ; & s'il en entendoit débiter une qu'il n'eût point encore apprife , il interrompoit incivilement la perfonne qui l'annonçoit , & la faifoit taire , en lui difant : Vous n'en ave^ pas les gants.
Page 70 - ... mois, il ne manquoit pas de répliquer : cela est vieux; nous avons des nouvelles du vingt qui assurent le contraire. J'admirois l'air imposant de ce nouvelliste, et j'en riois en moi-même, lorsqu'il arriva deux poètes dramatiques, car on diroit qu'il en pleut aujourd'hui dans tous les cafés de Paris. Les voilà qui commencent à parler d'une tragédie nouvelle. L'un avance qu'elle est excellente, et l'autre soutient qu'elle est détestable. Chacun dit ses raisons. Des raisons ils passent...
Page 1 - Un jeune marquis de Normandie, marié depuis peu de temps à une des plus riches et des plus aimables personnes de cette province, sortit un matin de son château pour aller à la chasse avec un chevalier de ses amis, tous deux archi-petits-maîtres, et montés sur de bons chevaux, de même que quelques valets qu'ils avoient à leur suite.
Page 281 - ... Scène des Mouchoirs. Le Parterre où il ya toujours des rieurs, au lieu de pleurer avec elles, s'égayoit à leurs dépens. Pour moi, je ne prenois plaifir qu'à obferver l'Auteur auprès de qui je me trouvois quelquefois à l'amphithéâtre. Enivré du...
Page 163 - M. de laFoffe, ant foixante ans qu'il a exercé fa profeffion , n'a fait que deux chofes à fes malades ; il leur a fait tirer du fang , & boire de l'eau chaude. C'étoit-là toute fa fcience. Eft-ce que je n'en puis pas faire autant ? Nous allons donc , mon pere , avoir , s'il plaît à Dieu , un médecin dans notre famille. Contez tout cela de bout en bout à nos parens , pour à celle fin qu'ils s'en réjouiffent.

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