Les étoiles du monde: galerie historique des femmes les plus célèbres de tous les temps et de tous les pays

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Jean Raymond Eugène d' Araquy
Garnier, 1858 - Mujeres - Biografias - 340 pages
Donacion de la Biblioteca de Zea. Faltan paginas preliminares. Titulo del lomo : Las estrellas del mundo.
 

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Page 126 - Gentil dauphin, pourquoi ne me croyez-vous? Je vous dis que Dieu a pitié de vous , de votre royaume et de votre peuple; car saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant lui en faisant prière pour vous.
Page 39 - Mme de la Vallière ne parle plus d'aucune retraite : c'est assez de l'avoir dit; sa femme de chambre s'est jetée à ses pieds pour l'en empêcher : peut-on résister à cela ? D'Hacqueville est revenu de poignarder la maréchale de Gramont7.
Page 47 - Regardez-moi quelquefois, en m'approchant de vous, comme cette humble étrangère: j'entends, Seigneur, comme une pauvre chienne qui s'estime trop heureuse de ramasser les miettes qui tombent de la table où vous festinez vos élus. « Regardez avec pitié cette pauvre pécheresse qui , encore tout enflammée du feu de ses convoitises , vous demande , comme la Samaritaine , une goutte de cette eau vive avec laquelle vous étanchàtes tout d'un coup dans son âme la source et la soif du péché.
Page 22 - C'était dans le milieu de l'été : Madame s'allait baigner tous les jours; elle partait en carrosse, à cause de la chaleur, et revenait à cheval, suivie de toutes les dames, habillées galamment, avec mille plumes sur leur tête, accompagnées du Roi et de la jeunesse de la Cour; après souper on montait dans des calèches et, au bruit des violons, on s'allait promener une partie de la nuit autour du canal.
Page 131 - Mes bons amis et mes chers enfants, je vous le dis avec assurance, il ya un homme qui m'a vendue ; je suis trahie et bientôt je serai livrée à la mort. Priez Dieu pour moi, je vous supplie ; car je ne pourrai plus servir mon roi ni le noble royaume de France (1).
Page 245 - ... années; mais elle y tendoit. Le hasard, les circonstances l'y ont portée, sans projet formé ni plan suivi. Le comte de Kaunitz, informé du tableau de notre cour, qui n'exige jamais que des yeux, et non de la pénétration, jugea que madame de Pompadour, toute chancelante qu'elle paroissoit, étoit encore la voie la plus sûre pour déterminer le Roi; et, en l'engageant dans les affaires, il la rendit ce qu'il désiroit qu'elle fût et ce qu'elle n'auroit encore osé prétendre, maîtresse...
Page 21 - Ce n'est peut-être pas qu'elle en eût ce qu'on pourroit appeler de la jalousie ; mais elle eût été bien aise qu'il n'eût pas eu de véritable passion, et qu'il eût conservé pour elle une sorte d'attachement qui, sans avoir la violence de l'amour, en eût eu la complaisance et l'agrément.
Page 40 - Le roi avait un bel épagneul appelé Malice : à l'instigation de la Montespan, il prenait ce petit chien, et le jetait à la duchesse de La Vallière, en disant : « Tenez, Madame, voilà votre compagnie, c'est assez. » Cela était d'autant plus dur, qu'il ne restait pas chez elle, mais qu'il allait chez la Montespan.
Page 21 - Il s'attacha fort à elle , et lui témoigna une complaisance extrême. Elle disposait de toutes les parties de divertissement : elles se faisaient toutes pour elle, et il paraissait que le roi n'y avait de plaisir que par celui qu'elle en recevait.
Page 20 - Elle se trouvait très-heureuse d'être auprès de Madame. Tout le monde la trouvait jolie ; plusieurs jeunes gens avaient pensé à s'en faire aimer. Le comte de Guiche s'y était attaché plus que les autres ; il y paraissait encore tout occupé lorsque le roi la choisit pour une de celles dont il voulait éblouir le public. De concert avec Madame, il commença, non-seulement à faire l'amoureux d'une des trois qu'ils avaient choisies, mais de toutes les trois ensemble.

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