Mémoires de Madame la baronne de Batteville: ou La veuve parfaitechez J. F. Bassompierre, 1766 - 375 pages |
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Common terms and phrases
abſolument affez affurer ainſi auroit auſſi avoient avois avoit Batteville beſoin bonheur c'eſt c'étoit Castelet caufer cauſe chere Julie Chevalier choſe cœur confentement conſerver crainte Dame délicateſſe deſſein devoir Dieu diſoit Effarts Epoux eſpérer eſprit Eſſarts eſt étoient étoit eût faifoit fans doute fecours fecret femme fentiments feroit feul filence fincere foibleſſe foin foit fon Epouſe fon Pere fortune fuis grace heureuſe homme inſtruite j'ai j'aurois j'avois j'en j'étois jour juſqu'à l'Abbeſſe l'Evêque laiſſer Lettre lorſque m'avoit m'en Madame maiſon mariage ment miférable Monfieur mort n'eſt paffé paffion paſſer paſſion penſée penſer perfuader perſonne peſte plaifir pluſieurs poſſible pourroit pouvoit premiere préſent pria puiſqu'il puiſque puiſſe reconnoiſſance Religieuſe réponſe réſolution reſtai reſte Rheims rien s'eſt ſa Fille ſans ſanté ſecours ſemble ſembloit ſentiments ſervice ſes ſeul ſeule ſituation ſoin ſon ſuis ſujet ſur tendreſſe viſage vouloit
Popular passages
Page 159 - C'eft la premiere faveur que j'ai recue » de la fortune : des malheurs fans exemple, » m'ont forcé à m'expatrier dans ma jeunefle , » & me pourfuivent avec une opiniâtreté que » rien n'egale. J'ai perdu tout ce qui pouvoit » m'attacher à la vie ; & je fuis encore forcé de » m'arracher aux douceurs que je goûtois dans » votre commerce. Rien n'exifte plus pour moi » dans le monde ; & je n'exifte plus pour per» fonne : ceux qui pourroient prendre quelque » intérêt à ma fortune, me...
Page 185 - ... crainte de vous abandonner m'engage à combattre. Au refte fi vous croyez que je fois obligée d'exécuter les defTeins de mon Pere, vous pouvez me décharger de ce pénible devoir, en le rempliflant...
Page 99 - Baron de toutes mes pensées à cet égard, & de lui laifièr lire les progrès qu'il faifoit dans mon ame. Chaque jour ma paffion diminuoit , & je parvins enfin à bannir tout ce que le fouvenir de mon amant avoit laiffé de tumultueux dans mon ame. A...
Page 14 - Cavalerie , qui ayant beaucoup diffipé dans » fa jeunefle, n'avoit plus d'autte bien , que ce » qu'il tiroit du fervice ; ce qui ne l'empêcha » point d'époufer , par inclination , une fille de » qualité , qui n'avoit pas plus de fortune que » lui. La mort de mon pere, qui fuivit de près » ce mariage, biffa fon époufe, qui étoit greffe » de fix mois, dans une indigence abfolue.
Page 160 - Monfieur , adieu pour ja» mais ; que je vive au moins dans votre fou«, venir. Si le Ciel terminoit mes peines en fi,, niflant ma vie , vous feriez informé , & de » mon nom , & de mes infortunes : je fuis » fûr qu'alors vous approuveriez les raifons d'une y, conduite qui a dû vous paroître bien exrraor
Page 149 - J'entendis plufieurs perfonnes dans l'ef» calier ; je leur criai de toutes mes forces de, » ne point penfer à moi, & de ne fonger qu'à » fauver Julie. Au moment la porte de ma » chambre fut enfoncée ; & l'horreur du fpec» tacle qui s'offrit à mes yeux , ne s'effacera » jamais de ma mémoire. Une antichambre , » qui étoit commune à mon appartement, & "•.à celui de ma fille , étoit embrâfée ; & je vis » la femme de chambre de ma chere Julie , " fe lancer au travers des flammes ;...
Page 47 - Mere, & comme je l'ai confervée , je vais vous la tranfcrire. Adorons les fecrets de la divine Providence, ma chere Julie; c'eft elle qui de toute éternité avoit déterminé notre voyage dans ces...
Page 295 - Pere, je l'euflè mis en exécution , fi ma tendreflè pour vous ne m'eût retenue. Le parti que vous prenez rompt mes liens , & me met en liberté de difpofer de moi. Demain à pareille heure , fi vous n'êtes pas chez moi en 'Ûifpofition de m'obéïr aveuglément , je pars pour Paris , fans que rien puiflè m'arrêter.
Page 279 - Monfieur ; loin de re» garder notre union comme un bonheur , je » fais que le confentement que vous y donne» riez , feroit pour vous un fupplice. Comme je » fais tous vos fecrets , apprenez les miens : je » vous aime, Monfieur. Formée d'un fang...
Page 99 - deux cœurs , ce me femble; l'un des deux , » foumis à la raifon & au devoir, confentoit à » tout ce qu'on exigeoit de moi : l'autre faifoit » un bruit épouvantable , fe révoltoit, fans que » je daignaUe faire attention à fes cris ; & pen...


