Essai sur les vrais principes, relativement à nos connoissances les plus importantes, Volume 1

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Page 258 - Les lois, dans la signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses; et dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois : la divinité a ses lois, le monde matériel a ses lois, les intelligences supérieures à 1' homme ont leurs lois, les bêtes ont leurs lois, l'homme a ses lois.
Page 222 - Ceux qui ont dit qu'une fatalité aveugle a produit tous les effets que nous voyons dans le monde, ont dit une grande absurdité; car quelle plus grande absurdité qu'une fatalité aveugle qui aurait produit des êtres intelligents?
Page 357 - C'est la mère nourrice des plaisirs humains. En les rendant justes, elle les rend sûrs et purs.
Page 103 - Lors donc que nous observons une telle gradation insensible entre les parties de la création depuis l'homme jusqu'aux parties les plus basses, qui sont...
Page 258 - Dieu a du rapport avec l'univers, comme créateur et comme conservateur : les lois selon lesquelles il a créé, sont celles selon lesquelles il conserve. Il agit selon ces règles, parce qu'il les connaît; il les connaît, parce qu'il les a faites; il les a faites, parce qu'elles ont du rapport avec sa sagesse et sa puissance 3.
Page 348 - Le vice laisse, comme un ulcère en la chair, une repentance en l'âme, qui, tousjours s'esgratigne et s'ensanglante elle mesme*. Car la raison efface les autres tristesses et douleurs ; mais elle engendre celle de la repentance, qui est plus griefve, d'autant qu'elle naist au dedans; comme le froid et le chaut des fièvres est plus poignant que celuy qui vient du dehors.
Page 34 - ... tout cela forme en nous un penchant insurmontable à assurer l'existence des objets auxquels nous rapportons ces sensations, et qui nous paraissent en être la cause : penchant que bien des philosophes ont regardé comme l'ouvrage d'un être supérieur, et comme l'argument le plus convaincant de l'existence de ces objets.
Page 258 - Il ya donc une raison primitive ; et les lois sont les rapports qui se trouvent entre elle et les différents êtres, et les rapports de ces divers êtres entre eux.
Page 241 - ... y atteindre. Ce n'est pas un nuage qui couvre votre vérité ; c'est la lumière de cette vérité même qui me surpasse : c'est parce que vous êtes trop clair et trop lumineux, que mon regard ne peut se fixer sur vous. Je ne m'étonne point que je ne puisse vous comprendre ; mais je ne...
Page 206 - ... mon esprit; j'en conçois la borne lors même que je ne puis l'imaginer. Je ne puis marquer où elle est , mais je sais clairement qu'elle est ; et , loin qu'elle se confonde avec l'infini , je conçois avec évidence qu'elle est encore infiniment distante de l'idée que j'ai de l'infini véritable.

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