Voyage en Pologne, Russie, Suède, Dannemarc, &c, Volume 2

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Barde, Manget & Compagnie, Imprimeurs-Libraires, 1786 - Europe, Northern
 

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Page 248 - Ils ctoient chargés de lui dire qu'ils ne rejetoient point le projet des communes, & qu'ils étoient auflî difpofés qu'elles à donner à fa majefté & à fes héritiers mâles le droit de fuccéder à la couronne , qu'ils efpéroient que fa majefté s'en contenteroit ; mais qu'ils demandoient que tout cela fe fît mûrement , avec l'ordre & les formalités ufitées dans toutes les affaires de cette nature. Le roi leur répondit avec une grande modération ,
Page 245 - Il fe trouva partout où il y avoit le » plus de danger , comme lorfque l'ennemi don» nant l'aflaut à nos derniers remparts, fon » exemple nous apprit ce que nous avions à » faire ; il enflamma le cœur des citoyens du •» défir de l'imiter > & de hafarder leurs vies » pour la défenfe de fa perfonne & de leur » patrie. Et quoique notre devoir nous fît fans » doute une loi de ce zèle & de cette obéif...
Page 200 - Pour l'adminiftration fidelle , l'exercice & les fonctions des grandes charges, on a établi certains colléges qui comme les bras du corps , s'étendent à tout ce qui doit être fait & exécuté dans le royaume. C'eft à eux qu'appartient le droit & le pouvoir d'ordonner & de commander chacun dans fon département au nom du roi , & en vertu de leurs charges , à tous ceux qui leur font fubordonnés.
Page 239 - ... toutes les diftinctions par le feul mérite imaginaire de la naiflance, & qu'aux autres le mérite le plus réel fût inutile pour obtenir même un regard. Ils pensèrent que cette autorité plus paternelle encore qu'abfolue d'un prince intérefle au bonheur de tous par le defir de fon propre bonheur, vaudroit bien mieux que cette liberté prétendue qui n'étoit que le defpotifme du petit nombre & la fervitude du grand , qui entretenoit une guerre éternelle entre tous les ordres de l'état...
Page 250 - ... la valeur qu'ils avoient fait briller dans la défenfe du royaume. Enfin il les exhorta à continuer leurs aflemblées jufques à ce que leur deflein eût été conduit à une heureufe conclufion par l'union des trois ordres , & qu'il pût ainfi recevoir leur préfènt avec la folemnité convenable: après cette réponfe il les congédia.
Page 248 - Mais ceux-ci perfiftèrent dans leur première réponfe, & les communes non moins fixes dans leur fentiment déclarèrent de nouveau qu'elles ne vouloient point de délai ,. qu'elles voyoient aflez qu'on n'avoit en vue que de faire échouer leur deflein, & qu'après tout elles n'étoient pas venues pour en délibérer avec la noblefle, mais pour le lui communiquer , &• le mettre fur le champ en exécution. Pendant ces débats, le fénat & les nobles avoient député fecrètement au roi quelques...
Page 240 - Olafscn député du clergé de Sélande, le même , à ce qu'on croit, à qui nous devons une relation manufcrite des principales circonftances de cette révolution , à laquelle il eut beaucoup de part. Il nous apprend que dans cette conférence , Gabel lui demanda s'il pouvoit l'aflurer pofitivement , que dans tout ce qu'il lui promettoit au nom du clergé dont il étoit député , il ne feroit point défavoué par fes commettans , comme ayant agi fans pouvoir fuffifant ? A quoi l'auteur des mémoires...
Page 238 - DANNEMAEÇ bourgeojfie en avoit fouffert de plus grandes encore ; & qu'enfin on trouveroit peut - être la vraie caufe du mauvais fuccès de la guerre dont les grands fe plaignoient , en faifant faire une recherche exacte du nombre des régimens & des compagnies , qui n'avoient exifté que fur l'état des dépenfes de l'armée , durant le cours de la guerre. Ce reproche fanglant acheva d'enflammer des hommes auflî peu accoutumés à s'entendre tenir un pareil langage par des inférieurs...
Page 254 - Après les fénateurs , les autres perfonnes de l'ordre de la noblefle , les officiers de la cour , & fucceflîvement les évêques , les profefleurs , les divers membres de l'ordre du clergé & de celui des bourgeois ; les députés & les magiftrats de Copenhague, & enfin les payfans d'Amack, prêtèrent le ferment , & furent admis à baifer la main du roi & de la reine. La feule différence qui fut obfervée entre ces diverfes perfonnes , fut qu'au rapport de Molesworth, on exigea de chaque gentilhomme...
Page 245 - Alors nous nous fentimes tous remplis d'ar» deur & de zèle pour la défenfe de la patrie , nous n'eûmes plus qu'un » cœur , & pour ainfi dire qu'une main , pour relever nos remparts & ^ les défendre. La faim, la foif, les glaces, les coups de l'ennemi ne ^ nous effrayèrent plus. On vit régner dans la ville une union , une » réfignation , une patience incroyables. Cependant tous nos efforts

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