Aventures merveilleuses mais authentiques du Capitaine Corcaran, Volumes 1-2

Front Cover
L. Hachette et Cie., 1872 - French fiction
0 Reviews
Reviews aren't verified, but Google checks for and removes fake content when it's identified
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 298 - On dit qu'en les voyant couchés sur la poussière, D'un respect douloureux frappé par tant d'exploits, L'ennemi, l'œil fixé sur leur face guerrière, Les regarda sans peur pour la première fois.
Page 85 - Barrowlinson, qui m'a paru un fort brave homme, bien qu'un peu prolixe dans ses explications, je ne fais pas plus de cas d'un Anglais que d'un hareng saur ou d'une sardine à l'huile. Je suis Breton et marin, c'est tout dire. Entre la race saxonne et moi, il n'ya pas de tendresse perdue.
Page 72 - Que me reprochez-vous donc? Sommes-nous si sûrs d'être supérieurs à tous les autres êtres de la création, que nulle histoire ne nous plaise, excepté la nôtre? Oui, je préfère le tigre à l'homme. Le tigre est beau, il est fort; il n'est pas intempérant ou dissolu, il a peu d'amis, mais il les choisit avec soin et ne s'expose pas à les trahir ou à être trahi par eux; il ne flatte personne; il aime la solitude, comme tous les philosophes illustres; il a horreur de l'esclavage pour lui-même...
Page 120 - ... empale et qu'on met à la broche sont compris dans ce chiffre, mais non . 'pas ceux qu'on tue à coups de fusil sur le champ de bataille au son des tambours et des trompettes, et en criant : Vive le roi ! ou Vive l'archiduc ! Or, de cinq cents pauvres diables, vous m'accorderez bien qu'un dixième au moins n'a rien fait pour mériter la corde, le pal ou la guillotine. C'est même bien peu, si l'on considère que la justice française est la seule qui (de son propre aveu) ne se trompe jamais....
Page 315 - Victoria, reine d'Angleterre, impératrice de l'Hindoustan, et se contenta d'une indemnité de vingt-cinq millions de roupies pour les frais de la guerre. Après quoi, les deux armées étant revenues dans leurs quartiers, il fit son entrée dans Bhagavapour. XXIX Conclusion. Je passe sous silence les fêtes et les réjouissances qui suivirent, Corcoran. qui ne se faisait illusion sur rien, était dégoûté du pouvoir. Il n'avait vu autour de lui que trahison et lâcheté. Il résolut d'abdiquer....
Page 71 - ... pierre. De quel œil ces deux guerriers redoutables allaient-ils se revoir Toute l'autorité de Corcoran lui-même suffiraitelle à empêcher une bataille sanglante entre ces ennemis mortels? Si quelqu'un s'étonne que les animaux tiennent une place si honorable dans mon histoire, tandis que je néglige les marquis, les comtes, les ducs, les archiducs et les grands-ducs, dont le monde est rempli et comme encombré, j'ose dire que mes héros, bien qu'ils ne marchent pas précédés de tambours...
Page 131 - Tantôt commandant un régiment sur la frontière, tantôt surveillant, avec le titre de résident, les démarches, le gouvernement et les préparatifs des princes tributaires de la Compagnie comme Holkar, il possédait la confiance des soldats, et il connaissait à fond tous les ressorts de la politique anglaise dans l'Inde. Mais n'étant frère, oncle, ou fils ou neveu d'aucun des directeurs de la Compagnie , il ne recevait que les missions rebutantes ou périlleuses.
Page 194 - Tu verras si ma solitude, où j'ai toutes les roses de la civilisation, — mais les roses sans les épines, — ne vaut pas bien ton royaume, ta couronne et ton espérance d'être un jour empereur de l'Inde. — Peut-être as-tu raison, dit Corcoran; au reste, ne pensons plus à cela, et voyons ton île. Je me fais une fête de goûter ce soir la cuisine de Nini et d'embrasser monsieur Zozo, s'il est bien propre. » A ces mots la frégate reçut un choc inattendu. C'était Acajou qui sautait de...
Page 154 - L'Anglais, haut de cinq pieds huit pouces, robuste, Osseux, solidement campé sur ses reins, ressemblait à une tour inébranlable. On lisait dans ses yeux le calme de la force et le mépris absolu de son adversaire. Évidemment il s'attendait à le couper en deux du premier coup de sabre. Ce fut l'opinion de Corcoran lui-même, et tous les Indous, qui haïssaient profondément l'Anglais, furent alarmés en voyant sa contenance impassible et pleine de confiance.

Bibliographic information