Averroès et l'averroïsme: essai historique |
Other editions - View all
Common terms and phrases
Almansour anima animæ apud Aristote Aristotelis Averroès averroïstes Avicenne Bibl Catal chose chrétiens cité Codd Colliget commentaire moyen Cordoue Cremonini d'Aristote d'Ibn Destr Dieu doctrine Dozy écrits édit Gayangos Gazzali Gilles de Rome Guillaume hébreu Hist Ibid Ibn-Abi-Oceibia Ibn-el-Abbar Ibn-Roschd intellectus Jean de Jandun Jourdain juifs l'âme l'averroïsme l'école l'intellect actif l'islamisme latin Léon l'Africain liste de l'Escurial livre Maimonide manuscrit manuscrits médecine Metaph Métaphysique Michel Scot Moïse Motecallemîn moyen âge Munk musulmans Niphus ouvrages Padoue pensée péripatétisme Pétrarque Phil philo philoso philosophiæ philosophie arabe Phys Platon Pomponat quæ quæst quam quod Raymond Lulle réfuter religion roès Roger Bacon Roschd saint Thomas science scolastique secundum Steinschneider Substantia Orbis suiv sunt texte théologie théorie tion traduction traité de l'Ame Venise Wolf xive siècle Zimara أبي الله بن تلخيص رشد على كان كتاب ما مقالة
Popular passages
Page 136 - Les réfutations que le moyen âge a tentées de la théorie d'ibnRoschd ont, en général, porté à faux, comme toutes les réfutations, qui cherchent à prendre un système par son côté faible plutôt que par son côté vrai. Certes s'il est au monde une révoltante absurdité, c'est l'unité des âmes, comme on a feint de l'entendre, et si Averroès avait jamais pu soutenir à la lettre une telle doctrine, l'averroïsme mériterait de figurer dans les annales de la démence et non dans celles...
Page 432 - D'altération en altération, la philosophie du lycée se réduit à ceci : Négation du surnaturel, des miracles, des anges, des démons, de l'intervention divine; explication des religions et des croyances morales par l'imposture.
Page vii - Le grand progrès de la critique a été de substituer la catégorie du devenir à la catégorie de l'être, la conception du relatif à la conception de l'absolu, le mouvement à l'immobilité.
Page 12 - Ibn-Roschd, et que l'on veuille vendre ses livres, on les porte à Cordoue, où l'on en trouve un débit assuré ; si, au contraire, un musicien meurt à Cordoue, on va à Séville vendre ses instruments. » La famille d'Ibn-Roschd était une des plus considérables de l'Andalousie et jouissait d'une grande estime dans la magistrature. Son grand-père, appelé comme lui Aboulwalid Mohammed, et comme lui cadi de Cordoue, est chez les musulmans un jurisconsulte célèbre du rite malékite.
Page 134 - En effet, nous concevons l'intellect vide de toute forme; donc, s'il n'était qu'une simple disposition à recevoir les formes, nous concevrions le néant. « Quoi ! Alexandre, s'écrie Ibn-Roschd, tu prétends qu'Aristote n'a voulu parler que d'une disposition et non d'un sujet disposé. En vérité, j'ai honte pour toi d'un tel discours et d'un si singulier commentaire.
Page iii - Mais il ne put réussir à passer dans les institutions ; la théologie opposa à cet égard une infranchissable barrière. Le philosophe musulman resta toujours un amateur ou un fonctionnaire de cour. Le jour où le fanatisme fit peur aux souverains, la philosophie disparut, les manuscrits en furent détruits par ordonnance royale, et les chrétiens seuls se souvinrent que l'islamisme avait eu des savants et des penseurs. Là est, selon moi, la plus curieuse leçon qui résulte de toute cette histoire....
Page 335 - Aristote, qu'ils n'entendent pas. Quand ils disputent en public, ils protestent qu'ils parlent abstraction faite de la foi, c'est-à-dire qu'ils cherchent la vérité en rejetant la vérité, et la lumière en tournant le dos au soleil. Mais, en secret, il n'est blasphème, sophisme, plaisanterie, sarcasme qu'ils ne débitent, aux grands applaudissements de leurs auditeurs.
Page 119 - Une tradition venue de l'antiquité la plus reculée, et transmise à la postérité sous le voile de la fable, nous apprend que les astres sont des dieux, et que la divinité embrasse toute la nature...
Page iii - Cette tendance fatale fut combattue tandis que l'hégémonie de l'Islamisme resta entre les mains des Arabes, race si fine et si spirituelle, ou des Persans, race très portée à la spéculation ; mais elle régna sans contrepoids depuis que des barbares (Turcs, Berbers, etc.) prirent la direction de l'Islam. Le monde Musulman entra dès lors dans cette période d'ignorante brutalité, d'où il n'est sorti que pour tomber dans la morne agonie où il se débat sous nos yeux."( Averroès is, of course,...
Page 156 - Parmi les fictions dangereuses, dit-il, il faut compter celles qui tendent à ne faire envisager la vertu que comme un moyen d'arriver au bonheur. Dès lors, la vertu n'est plus rien, puisqu'on ne s'abstient de la volupté que dans l'espoir d'en être dédommagé avec usure. Le brave n'ira plus à la mort que pour éviter un plus grand mal. Le juste ne respectera plus le bien d'autrui que pour acquérir le double...


