Oeuvres de Boileau Despréaux, Volume 2

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 299 - Cependant, sur le dos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide; L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux. Parmi des flots d'écume, un monstre furieux.
Page 12 - L'été n'a point de feux, l'hiver n'a point de glace : J'entends à son seul nom tous mes sujets frémir. En vain deux fois la paix a voulu l'endormir : Loin de moi son courage, entraîné par la gloire, Ne se plaît qu'à courir de victoire en victoire. Je me fatiguerois à te tracer le cours Des outrages cruels qu'il me fait tous les jours.
Page 20 - Aussitôt dans le chœur la machine emportée Est sur le banc du chantre à grand bruit remontée. Ses ais demi-pourris, que l'âge a relâchés, Sont à coups de maillet unis et rapprochés. Sous les coups redoublés tous les bancs retentissent ; Les murs en sont émus, les voûtes en mugissent, Et l'orgue même en pousse un long gémissement.
Page 67 - Ta Muse avec utilité Dit plaisamment la vérité; Chacun profite à ton école; Tout en est beau, tout en est bon: Et ta plus burlesque parole Est souvent un docte sermon.
Page 82 - Je l'assistai dans l'indigence : II ne me rendit jamais rien. Mais quoiqu'il me dût tout son bien, Sans peine il souffrait ma présence. Oh ! la rare reconnaissance ! XVI. — Parodie de cinq vers de Chapelle4. Tout grand ivrogne du Marais Fait des vers que l'on ne lit guère.
Page 107 - Le secret donc, en contant une chose absurde, est de s'énoncer d'une telle manière que vous fassiez concevoir au lecteur que vous ne croyez pas vous-même• la chose que vous lui contez; car alors il aide lui-même à se décevoir, et ne s.onge qu'à rire de la plaisanterie agréable d'un auteur qui se joue et ne lui parle pas tout de bon. Et cela est si véritable, qu'on dit rntae 1.
Page 50 - Son style impétueux souvent marche au hasard : Chez elle un beau désordre est un effet de l'art.
Page 53 - N'est-ce pas vous que je voi? Accourez , troupe savante ; Des sons que ma lyre enfante Ces arbres sont réjouis. Marquez-en bien la cadence : Et vous , vents , faites silence ; Je vais parler de Louis.
Page 340 - Heureux qui près de toi pour toi seule soupire, Qui jouit du plaisir de t'entendre parler, Qui te voit quelquefois doucement lui sourire ! Les Dieux dans son bonheur peuvent-ils l'égaler ? Je sens de veine en veine une subtile flamme Courir par tout mon corps, sitôt que je te vois. Et dans les doux transports où s'égare mon âme Je ne saurais trouver de langue ni de voix. Un nuage confus se répand sur ma vue. Je n'entends plus...
Page 301 - Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. Soumis avec respect à sa volonté sainte, Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux.

Bibliographic information