Mélanges philosophiques, Volume 1

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Impr. d'E. Luzac fils, 1754 - Métaphysique - 462 pages
 

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Page 38 - Prenons par exemple ce morceau de cire, il vient tout fraîchement d'être tiré de la ruche, il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il a été recueilli...
Page 49 - Platon, qui fait dire à un de fes interlocuteurs , vous jugez que j'ai une ame intelligente, parce que vous apercevez de l'ordre dans mes paroles & dans mes actions ; jugez donc, en voyant l'ordre de ce monde , qu'il ya une ame fouverainement intelligente.
Page 106 - ... que cette indifférence que je sens lorsque je ne suis point emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté...
Page 250 - Non eftjndicittm veritatis infenjîbus ; & même que cette certitude que l'on peut tirer des fens, ne s'étend pas bien loin , & qu'il ya plufieurs chofes que l'on croit favoir par les fens , & dont on ne peut pas dire que l'on ait une afïurance entière.
Page 167 - ... qu'il n'en refte pas la moindre trace ; & c'eft ce qu'on appelle le profond fommeil , qu'on auroit tort de regarder comme une privation totale de toute perception , une inaction complette de l'Ame, Depuis le moment que l'Ame a été créée, & jointe à un corps, ou même à un corpufcule organifé, elle n'a ceflë de faire les fonctions eflentielles à une Ame, c'eft à.
Page 39 - Qu'estce donc que l'on connaissait en ce morceau de cire avec tant de distinction ? Certes ce ne peut être rien de tout ce que j'y ai remarqué par l'entremise des sens, puisque toutes les choses qui tombaient sous le goût, sous l'odorat, sous la vue, sous l'attouchement et sous l'ouïe, se trouvent changées, et que cependant la même cire demeure. Peut-être était-ce ce que je pense maintenant...
Page 164 - Ce font là les fonges des hommes éveillés, qui ont une parfaite analogie avec ceux des hommes endormis, étant les uns & les autres dépendans de cette fuite d'ebranlemens intérieurs* qui fe paffe à l'extrémité des nerfs qui aboutit dans le Cerveau.
Page 175 - Songe , en déterminera l'efpèce , & quoique cette fenfation foit d'une foibleife qui ne permette point à l'Ame de l'appercevôir comme celles de la Veille , fon efficace phyfique n'en eft pas moins réelle , tel ébranlement extérieur répond à tel ébranlement intérieur , non à un autre, & cet ébranlement intérieur une fois donné détermine la fuite de tous les autres. CE n'eft pas au refte que tout cela ne foit fort modifié par l'état a<îhiel de l'Ame , par fes idées familières ,...
Page 315 - Nous croirions bien que des prairies et des campagnes seraient habitées ; mais des corps lumineux , il n'ya pas moyen. La raison a beau venir nous dire qu'il ya dans les planètes des campagnes , des prairies , la raison vient trop tard, le premier coup d'œil a fait son effet sur nous avant elle; nous ne la voulons plus écouter. Les planètes ne sont que des corps lumineux; et puis comment seraient faits leurs habitans?
Page 208 - Il me paroît , Ibben , que ces loix font bien injuftes. Quand je fuis accablé de douleur , de mifere , de mépris pourquoi veut-on m'empêcher de mettre fin à mes peines , & me priver cruellement d'un remede qui eft en mes mains...

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